Le plus grand regret de Sylvester Stallone au cinéma

Image d'illustration. Sylvester StalloneChartoff-Winkler Productions / PR-ADN
Derrière ses plus grands succès se cachent des franchises avortées et des regrets assumés.
Tl;dr
- Sylvester Stallone regrette de n’avoir développé que Rocky et Rambo, laissant de côté d’autres films pourtant devenus cultes.
- Cobra, Tango & Cash et Demolition Man n’ont pas eu de suites, freinés par des résultats jugés insuffisants au box-office américain.
- L’acteur s’est ensuite recentré sur ses franchises les plus rentables, sans exclure avec humour de futures surprises nostalgiques.
Des icônes qui ont éclipsé le reste
L’histoire du cinéma retient surtout l’ascension spectaculaire de Sylvester Stallone grâce à ses deux figures emblématiques : Rocky, le boxeur inoubliable, et John Rambo, héros solitaire des forêts afghanes. Pourtant, derrière ces triomphes, l’acteur confiait récemment lors d’un entretien accordé à GQ en 2025 son « plus grand regret » : n’avoir jamais développé d’autres sagas autour de films pourtant devenus cultes.
Les franchises avortées de Sylvester Stallone
Sylvester Stallone aurait volontiers vu Cobra, Tango & Cash ou encore Demolition Man connaître le même destin sériel que ses succès précédents. Le comédien affirme que chacun de ces longs-métrages recelait suffisamment d’énergie narrative pour nourrir au moins trois volets. Mais il admet également, non sans une pointe d’autodérision : « J’étais peut-être tout simplement trop paresseux ». L’humilité n’efface toutefois pas la frustration liée à ces occasions manquées.
L’économie hollywoodienne freine les ardeurs
Au-delà d’une certaine lassitude, les chiffres du box-office américain expliquent aussi cet abandon. Malgré un accueil global honorable – et un véritable statut culte acquis par la suite – ces films n’ont pas brillé dans leur pays d’origine. Ainsi :
- Cobra, budget de 25 millions de dollars, n’en rapporta que 49 millions de dollars aux États-Unis ;
- Tango & Cash, 63 millions pour un budget de 54 millions de dollars ;
- Demolition Man, avec ses 58 millions encaissés contre une mise estimée jusqu’à 77 millions de dollars.
À cette époque, miser sur une suite représentait donc un pari risqué que les studios américains n’ont pas souhaité prendre. D’autant que rares étaient alors les franchises à dépasser leur premier succès.
Nostalgie et (petites) surprises à venir ?
En observant le parcours de l’acteur dans les années qui ont suivi ces déconvenues, on comprend pourquoi il s’est finalement recentré sur ses valeurs sûres : relancer Rocky puis Rambo avec succès et inaugurer la saga musclée The Expendables. Un choix qui s’imposait face au manque d’engouement pour ses autres personnages. Non sans humour, certains fans continuent cependant d’espérer qu’un jour, Lincoln Hawk de Over the Top aura droit à son heure de gloire… ou pourquoi pas, selon l’acteur lui-même, dans une discipline inédite comme le combat de jambes !
