Le réalisateur de Black Panther dévoile le grand méchant Marvel interdit dans le premier film

Image d'illustration. Black Panther Marvel Studios / PR-ADN
Le réalisateur de Black Panther a récemment dévoilé qu’un célèbre antagoniste de l’univers Marvel n’a pas pu apparaître dans le premier film, Marvel Studios ayant interdit son utilisation. Cette révélation éclaire les choix créatifs du blockbuster sorti en 2018.
Tl;dr
- Kraven presque intégré au premier Black Panther
- Refus de Sony d’autoriser l’utilisation du personnage
- Klaw et Killmonger ont été conservés comme antagonistes
Le choix des antagonistes, une genèse complexe
Longtemps avant que le succès planétaire de Black Panther n’impose le héros au cœur de la culture populaire, rien ne garantissait à Marvel qu’un film centré sur T’Challa s’imposerait sur grand écran. Si aujourd’hui, difficile d’imaginer l’univers cinématographique Marvel sans la présence imposante de Chadwick Boseman, il fut un temps où l’avenir du personnage était loin d’être écrit.
Lorsque Ryan Coogler, le réalisateur derrière les deux volets majeurs de la saga et le projet dérivé animé Eyes of Wakanda, s’est penché sur le premier film, plusieurs pistes scénaristiques étaient alors à l’étude. Certaines propositions sont restées au stade d’ébauche. Parmi elles : l’idée surprenante d’introduire dans Black Panther un antagoniste venu tout droit du monde de Spider-Man.
L’ombre de Kraven dans les premières versions du film
Dans une récente interview donnée au podcast Happy Sad Confused, Coogler a confirmé avoir envisagé sérieusement la présence de Kraven le Chasseur. Grand admirateur de l’univers Spider-Man — notamment la série animée culte — il nourrit une affection particulière pour ce vilain. « Je me suis dit, puis-je inclure Kraven dans ce film ? » raconte-t-il. Mais rapidement, la réalité juridique a repris ses droits : chez Marvel Studios, on promet de se renseigner auprès de Sony Pictures, détenteur des droits cinématographiques du personnage. Le verdict ne se fait pas attendre : « Sony a catégoriquement refusé. »
Klaw et Killmonger : des choix structurants pour l’intrigue
Finalement, c’est autour des figures de Klaw, incarné par Andy Serkis, et d’Erik Killmonger, porté par Michael B. Jordan, que s’articule la trame narrative définitive. Dès son embauche par Marvel, Coogler hérite d’une ébauche inspirée par le run iconique de Christopher Priest où ces deux ennemis sont présents. Il explique : « Klaw semblait modulable aux yeux du studio ; mais son intégration s’est révélée décisive. »
Voici pourquoi ce choix s’est avéré essentiel :
- L’ancrage fort avec le reste du MCU grâce à Klaw.
- L’évolution dramatique permise pour Killmonger, qui prend sa place légitime dans l’histoire.
- L’absence de Kraven laisse intacte une cartouche narrative future.
Perspectives et conséquences sur l’univers Marvel
Ce refus inattendu s’est mué en opportunité narrative pour Coogler, lui permettant notamment d’offrir un rôle charnière à Andy Serkis. La porte reste donc ouverte à une exploitation future de Kraven dans le MCU — bien que celui-ci ait finalement fait ses débuts en solo chez Sony en 2024 sous les traits d’Aaron Taylor-Johnson. Ainsi va Hollywood : parfois, ce qui semble être un contretemps devient la pierre angulaire d’un univers plus vaste.
