Les fans de Wicked pointent unanimement un défaut des films — et ils ont raison

Image d'illustration. Wicked For GoodMarc Platt Productions / PR-ADN
De nombreux spectateurs de la franchise Wicked relèvent un même point faible dans les adaptations cinématographiques. Cette critique, partagée par une grande partie du public, met en lumière une problématique récurrente qui soulève des débats parmi les fans.
Tl;dr
- Couleurs ternes et CGI critiquées dans « Wicked: For Good ».
- Phénomène généralisé des blockbusters à l’esthétique plate.
- Durée excessive du film, scénario trop étiré.
Une esthétique décevante qui suscite le débat
Quelques jours après la sortie en salles de « Wicked: For Good », un certain vent de grogne a soufflé sur les réseaux sociaux, et notamment sur la plateforme X. L’origine ? Un message humoristique du compte @DiscussingFish, parodiant les médias spécialisés, a tourné en dérision le rendu visuel du film, allant jusqu’à inventer une fausse citation du réalisateur Jon M. Chu : « My fault. ». Celui-ci n’a pas tardé à réagir, qualifiant le post de « clickbait », tout en renvoyant vers un article révélant une anecdote de tournage concernant une scène particulièrement émotive.
Loin d’être isolée, cette pique reflète un véritable malaise partagé par de nombreux fans. Plusieurs internautes, comme @thediegocrespo, ont mis en parallèle les photos colorées des décors et le rendu terne à l’écran, n’hésitant pas à pointer du doigt le travail du réalisateur et de sa cheffe opératrice, Alice Brooks. Leurs recommandations : éclairage, choix des optiques et mise en scène adaptés pourraient selon eux tout changer.
Quand la magie visuelle disparaît des blockbusters
La question dépasse largement le cas de « Wicked ». Autrefois synonymes d’émerveillement visuel — rappelons-nous les couleurs éclatantes de « The Wizard of Oz » (1939) ou encore celles de « Chantons sous la pluie » — les grandes productions actuelles semblent s’engluer dans une esthétique fade. Dans « Wicked: For Good », l’Emerald City vire au vert boueux, la route de briques jaunes paraît éteinte ; même les célèbres souliers rubis se contentent d’une nuance argentée la majeure partie du film.
Il faut bien reconnaître que ce phénomène touche bon nombre de superproductions récentes : recours massif à une CGI envahissante, étalonnage des couleurs négligé… Ces choix aboutissent souvent à des images plates et désaturées qui peinent à susciter l’émerveillement. Le contraste est d’autant plus saisissant que la communication autour du film promettait un festival chromatique – rose éclatant pour Glinda, vert vif pour Elphaba – que l’on peine à retrouver à l’écran.
Derrière la forme, un fond qui s’étire inutilement
Mais si l’aspect visuel alimente la critique, il n’est pas le seul point noir évoqué par les spectateurs. Il y a aussi cette tendance persistante à allonger indûment la durée des films : ainsi, alors que le segment adapté occupe moins d’une heure sur scène, le long-métrage double pratiquement ce temps sans réelle justification narrative. À vouloir étoffer coûte que coûte, on finit par diluer l’intensité originelle ; certains morceaux inédits composés par Stephen Schwartz apparaissent même superflus.
Voici d’ailleurs ce qui ressort le plus fréquemment chez les spectateurs déçus :
- L’esthétique générale jugée décevante et peu fidèle aux œuvres originales.
- L’utilisation abusive d’effets numériques ternissant l’ambiance.
- L’étirement excessif du récit.
Des qualités musicales préservées malgré tout
Reste que tout n’est pas noir (ou gris) : les interprétations vocales d’Ariana Grande-Butera et de Cynthia Erivo, notamment lors du duo final « For Good », sauvent largement l’ensemble grâce à leur puissance émotionnelle. On retiendra aussi le pari audacieux — mais discutable — d’avoir scindé le projet en deux volets distincts. Mais face à une image si peu inspirante et une durée aussi prolongée, difficile de retrouver la magie espérée pour ce rendez-vous musical tant attendu au cinéma.
