Il y a 12 ans, Marvel Studios prenait un risque énorme avec Les Gardiens de la Galaxie. Ce pari spatial a redéfini tout le MCU.
En bref
- Les Gardiens de la Galaxie a prouvé que Marvel pouvait miser sur des héros inconnus et attirer un large public.
- Le film a changé le MCU en ouvrant la porte à un ton plus libre et à des histoires cosmiques.
- Il a lancé la saga Thanos en introduisant les Pierres d’Infinité et les grands enjeux à venir.
Douze ans plus tard, le constat tient toujours. Le MCU n’aurait probablement pas la même tête sans Les Gardiens de la Galaxie, sorti le 1er août 2014. Ce film n’a pas seulement marché, il a forcé Marvel Studios à revoir ce que son public était prêt à suivre, très loin d’Iron Man, de Thor ou de Captain America.
Un pari qui a validé la marque Marvel
À l’époque, Marvel Studios lâche 170 millions de dollars sur une équipe que le grand public connaissait à peine, Star-Lord, Gamora, Drax, Rocket et Groot. Même côté comics, on n’était pas sur des poids lourds. Bref, un vrai test de confiance dans la marque Marvel et dans la mise en scène de James Gunn.
Résultat, le film démarre à 94,3 millions de dollars aux États-Unis, un record pour un mois d’août à ce moment-là, puis grimpe à 773 millions de dollars) dans le monde. Le message est limpide, le logo Marvel Studios pouvait vendre des personnages inconnus à très grande échelle. C’est ce genre de leçon qui a ensuite légitimé d’autres paris comme Ant-Man ou Black Panther.
Le film qui a cassé la formule maison
Avant ça, le MCU suivait surtout le sillage d’Iron Man, action ancrée sur Terre, humour sec, enjeux relativement cadrés. Les Gardiens de la Galaxie a envoyé tout ça dans l’espace, avec une énergie de space opera, une bande-son pop années 1980 et un ton d’équipe beaucoup plus frontalement comique.
Et ce n’est pas un détail. Le film a prouvé que l’univers pouvait encaisser des styles très différents sans perdre sa cohérence. Cette liberté de ton finira d’ailleurs par se voir dans l’angle comique de Thor: Ragnarok.
Le moment où le MCU a vraiment pris l’échelle cosmique
Vous regardez le film aujourd’hui, ça saute aux yeux. Xandar, Knowhere, le vaisseau-prison Kyln, les Nova Corps, et un rôle élargi pour le Collector, Taneleer Tivan, joué par Benicio del Toro. En gros, le MCU arrête d’être une franchise surtout terrestre, avec un détour par Asgard, pour devenir un univers cosmique.
Ce basculement a rendu possibles les enjeux interstellaires de la Infinity Saga. Sans lui, l’ampleur prise ensuite par la franchise aurait semblé bien plus artificielle.
Le vrai départ de la route vers Thanos et Endgame
Il y a aussi un point narratif capital. L’Orbe au centre du film cache la Pierre du Pouvoir, et l’échec de Ronan, incarné par Lee Pace, montre à quel point ces objets sont dévastateurs. C’est la première fois qu’un film du MCU engage aussi directement la mécanique des Pierres d’Infinité.
Surtout, Thanos, joué par Josh Brolin, parle enfin après son caméo muet dans The Avengers en 2012. Quatre ans avant Avengers: Infinity War, la route vers Endgame est déjà lancée. Et quand on voit ce que prépare aujourd’hui Marvel, entre Avengers: Doomsday en décembre 2026, Avengers: Secret Wars en décembre 2027, un reboot X-Men signé Jake Schreier, Black Panther 3 avec un nouveau T’Challa incarné par David Jonsson, ou encore Ryan Gosling en Ghost Rider, on comprend pourquoi ce film compte encore autant. Il a appris au studio que le public pouvait suivre l’inconnu, quand l’exécution est solide.