Le retour de Back to the Future: The Ride n’est plus une simple nostalgie de fan. Le contrat autour des Simpson pourrait rebattre les cartes chez Universal.
En bref
- Disney envisage de récupérer les Simpson dans ses parcs d’attractions à l’expiration de l’accord avec Universal en 2028.
- Universal devrait alors remplacer Springfield par une attraction inspirée de Back to the Future.
- Pour l’instant, Disney et Universal n’ont annoncé aucun changement concernant leurs licences.
La vraie bataille se joue peut-être à Springfield, pas dans une DeLorean. Si Disney décide de reprendre l’usage des Simpson dans ses propres parcs quand l’accord avec Universal arrivera à échéance, tout un morceau du parc pourrait sauter, avec une place à reprendre.
Springfield peut devenir le vrai point de bascule
Depuis le rachat de 20th Century Fox par Disney en 2019, la question traîne. Bob Gale, co-créateur de Back to the Future, estime qu’il existe une vraie fenêtre. Interrogé autour de son livre Back to the Future: The Complete Screenplay, il a expliqué que Disney possède désormais les Simpson et pourrait vouloir récupérer cette présence pour ses propres parcs une fois la licence expirée. La fin de l’accord est largement annoncée pour 2028, même si rien n’a été officialisé publiquement.
Et là, on touche au point intéressant. The Simpsons Ride a remplacé Back to the Future: The Ride en 2008. Si Universal perd cette licence, il faudra reboucher un trou très visible. Et dans l’histoire des parcs, un trou pareil, ça relance tout de suite les fantasmes des fans.
Pourquoi Back to the Future reste un monument ?
Ce n’était pas juste un vieux simulateur. Back to the Future: The Ride a ouvert d’abord à Universal Studios Florida en 1991, puis à Hollywood en 1993, avant une version japonaise en 2001. Christopher Lloyd y reprenait Doc Brown, Thomas F. Wilson revenait en Biff Tannen, et les visiteurs embarquaient dans des simulateurs DeLorean pour une poursuite à travers le temps.
Dinosaures, avalanche pendant l’ère glaciaire, Hill Valley du futur, puis retour au présent. Le pitch était simple, l’exécution très années 90, mais franchement redoutable pour l’époque. Les deux versions américaines ont fermé en 2007 avant d’être remplacées l’année suivante.
Disney et Universal ont déjà négocié bien plus étrange
Le plus ironique, c’est que Disney a déjà vécu un cas voisin avec Marvel. Quand le groupe a acheté Marvel en 2009, Universal exploitait déjà Marvel Super Hero Island à Islands of Adventure, avec des attractions autour de Spider-Man et de Hulk. Sauf que ce deal-là semble plus solide que celui des Simpson.
Matt Selman, showrunner des Simpson, a même confié qu’il serait choqué de voir Universal perdre Springfield, tout en précisant qu’il n’avait aucune info interne. Bref, personne n’écarte un arrangement. D’autant que Universal garde peut-être une carte utile pour Disney, avec son droit de premier refus sur une suite de The Incredible Hulk, un point récemment reconnu par Mark Ruffalo.
Pour l’instant, rien n’est acté
Il faut calmer le moteur temporel. Bob Gale a aussi tenté de faire revenir les images du ride sous forme d’expérience 4DX au cinéma, mais les questions de licence ont bloqué le projet. Et surtout, ni Disney ni Universal n’ont annoncé la fin du deal autour des Simpson, ni un retour officiel de Back to the Future: The Ride.
Mais dans cette industrie, les échanges improbables existent. En 2006, Disney avait laissé partir le commentateur Al Michaels vers NBCUniversal dans un accord qui lui avait permis de récupérer Oswald the Lucky Rabbit. Du coup, voir un quartier des Simpson bouger pour relancer un ride culte, ce ne serait même pas le deal le plus bizarre de cette timeline.