Une rumeur place Poison Ivy comme deuxième spin-off de The Batman après The Penguin. Et ce choix dit beaucoup sur la stratégie plus sombre de DC.
En bref
- Une série télévisée Poison Ivy serait en développement.
- Elle appartiendrait à l’univers de The Batman.
- DC pousserait encore plus le versant horrifique.
Le plus intéressant dans cette rumeur, ce n’est même pas Poison Ivy. C’est ce qu’elle raconte de DC. Si elle se confirme, la branche lancée par The Batman ne servirait pas juste à produire un autre spin-off après The Penguin, elle deviendrait carrément le laboratoire le plus noir du studio.
DC miserait encore sur les vilains
Selon Jeff Sneider, pendant l’émission Hot Mic with John Rocha, une série Poison Ivy serait en développement. Et pas dans le DCU piloté par James Gunn. Elle se déroulerait dans l’univers de Matt Reeves, donc dans la même continuité que The Penguin.
Ce n’est pas un détail. Depuis que The Batman Part II a été confirmé pour 2027 et que le nouveau DCU a pris une direction bien plus lumineuse avec Superman, Supergirl ou encore Creature Commandos, pas mal de fans se demandaient ce qu’allait devenir ce coin plus sale, plus triste, plus urbain de Gotham. Une série centrée sur une antagoniste comme Poison Ivy remplirait ce vide assez clairement.
Un personnage enfin traité à sa vraie mesure
En live-action, Poison Ivy traîne un vieux boulet. La version de Uma Thurman dans Batman and Robin a marqué le grand public, mais pas dans le bon sens. Résultat, un personnage majeur des comics a longtemps semblé coincé dans une image kitsch, alors qu’il avait déjà beaucoup évolué ailleurs.
Dans les BD et l’animation, Ivy est devenue bien plus qu’une séductrice meurtrière. Une éco-guerrière, féroce, militante, avec une vraie épaisseur. DC l’a d’ailleurs beaucoup mieux servie hors cinéma, avec Diane Pershing dans Batman: the Animated Series, Tasia Valenza dans les jeux Arkham, puis Lake Bell dans Harley Quinn. Cette dernière adaptation a même installé le duo Harley–Ivy au centre du jeu.
Après The Penguin, place à l’horreur
Si cette série existe vraiment, son terrain naturel semble évident, l’horreur. The Penguin est déjà sombre. The Batman l’était encore plus, avec un Riddler nourri par l’imaginaire de Saw et de Se7en. Dans ce cadre-là, Poison Ivy peut faire très mal.
Le personnage a largement de quoi basculer dans quelque chose de frontalement inquiétant. Entre l’histoire Hush, où elle manque de faire tuer Batman par un Superman sous contrôle mental, et la séquence du pitcher plant dans Harvest, presque snuff dans l’idée, le potentiel est là. Même Absolute Poison Ivy pousse le curseur grimdark à fond.
Et ce virage ne sortirait pas de nulle part. DC Studios a déjà montré qu’il acceptait de gros écarts de ton au sein d’une même franchise, et Clayface a déjà laissé entrevoir un goût assumé pour le villain-driven horror. Bref, si Poison Ivy rejoint bien l’univers de Matt Reeves, ce sera plus qu’un spin-off. Ce sera un test pour savoir jusqu’où Batman peut emmener DC dans l’ombre.