Manny Jacinto, star de The Acolyte, révèle ce qui manque à l’univers Star Wars

Image d'illustration. Star Wars The AcolyteDisney / PR-ADN
Manny Jacinto, l’un des acteurs principaux de la série The Acolyte, partage sa vision sur les éléments qui, selon lui, font encore défaut à l’univers Star Wars, apportant un éclairage inédit sur cette saga culte.
Tl;dr
- « The Acolyte » a osé la romance dans Star Wars.
- Manny Jacinto réclame plus de relations authentiques dans les franchises.
- La saga manque cruellement d’histoires d’amour abouties.
La franchise Star Wars face à sa panne de romance
Depuis l’annulation de « The Acolyte », voilà bientôt un an et demi, une impression persistante demeure parmi les fans : la saga Star Wars peine à accorder une place centrale aux histoires d’amour. Ce constat n’a rien d’anecdotique pour les spectateurs, tant le dernier show en date avait, malgré ses défauts, offert quelques instants inédits à la franchise. Paradoxalement, c’est aussi cette tentative de renouer avec la passion – jusque dans ses nuances les plus sombres – qui laisse aujourd’hui un goût amer.
Manny Jacinto : plaidoyer pour plus de liens humains
Récemment, Manny Jacinto, qui incarnait l’énigmatique Qimir alias « the Stranger », est revenu sur ce manque lors d’un entretien avec TV Insider. Son propos est sans appel : les grandes franchises modernes sacrifient trop souvent la dimension relationnelle au profit du spectaculaire. Comme il l’explique, « On a droit à des scènes de combat grandioses, aux récits fondateurs des héros… mais rarement à des relations authentiques entre personnages ». Pour lui, ce sont précisément ces connexions humaines, et notamment le duo qu’il formait avec Osha (Amandla Stenberg), qui permettaient à The Acolyte de se distinguer dans l’univers galactique.
L’héritage contrarié des romances dans Star Wars
Il est vrai que depuis ses origines, la saga initiée par George Lucas s’est inspirée de mythes et récits où la quête amoureuse tient une place prépondérante. Les influences – du cinéma pulp aux légendes arthuriennes – font toutes une large place à la passion, au désir ou à l’idéal amoureux. Pourtant, il faut reconnaître que si l’intention y était chez Lucas, la réalisation manquait parfois d’adresse : la romance maladroite entre Anakin et Padmé reste emblématique des tâtonnements du créateur sur ce terrain.
Les rares fois où la magie opère – pensons au charisme irrésistible de Carrie Fisher et Harrison Ford, incarnant Leia et Han –, cela relève autant du talent des acteurs que de l’écriture. Après eux ? Des arcs narratifs prometteurs comme celui entre Finn et Poe (dans la dernière trilogie) ou le fameux « Reylo » n’ont jamais vraiment tenu leurs promesses jusqu’au bout.
L’éphémère audace de The Acolyte… et après ?
Dans ce contexte, le tandem Qimir/Osha incarnait un vent nouveau : danger, séduction et trouble animaient enfin un couple central. Il aura suffi d’une poignée d’épisodes pour réveiller tout un pan du public autour de leur romance contrariée. Malheureusement, l’annulation brutale de The Acolyte, jugée trop coûteuse pour un résultat visuel inégal, a étouffé cet élan.
Pour beaucoup d’aficionados, il ne reste alors que des souvenirs épars – entre références fan service et tentatives timides – là où il aurait fallu oser davantage. Reste à espérer que Lucasfilm, ou même Disney plus largement, comprendra qu’il ne suffit pas d’accumuler les clins d’œil pour fédérer durablement : sans émotions ni histoires d’amour crédibles, aucune galaxie ne peut vraiment vibrer.
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