Mario Barravecchia : il confie avec émotion avoir aidé son père à mourir
Le finaliste de la Star Academy a été avec son père jusqu'à son dernier souffle et raconte, bouleversé, cet épisode marquant de sa vie.
La Star Academy a permis dès sa première édition de révéler plusieurs talents : il y avait Jean-Pascal Lacoste, aujourd’hui chroniqueur pour TPMP qui s’est illustré pour son humour et son single L’agitateur ; Jessica Marquez dont la reprise de Maria Magdalena de Julie Pietri lui a permis de sortir un album ; Jenifer qui a remporté la compétition et eu l’opportunité de sortir un album ; et Mario Barravecchia finaliste face à elle.
« Il voulait qu’on le débranche »
Aujourd’hui âge de 44 ans, le chanteur qui a sorti deux albums, l’un en 2002 et l’autre en 2009, est plus discret qu’après le télé-crochet de TF1, mais reste malgré tout attaché à la chanson. En 2019, il sortait d’ailleurs un morceau inédit, Et si tu n’existais pas, reprise du titre phare que Joe Dassin interprétait en 1975. Invité hier à l’émission L’instant De Luxe présenté par Jordan de Luxe sur Non Stop People, il a confié, troublé par l’émotion, comment il a accompagné son père jusqu’à son dernier souffle. Ce dernier, tombé malade, souhaitait mourir. L’euthanasie humaine étant illégale en France, il s’est tourné vers la Belgique :
En Belgique, l’euthanasie humaine est autorisée et mon père voulait absolument partir et voulait que je signe cet accord. Je ne voulais pas. […] Il ne savait plus parler, il ne savait plus rien faire… Donc j’ai signé.
Le chanteur, entouré de toute sa famille, a pris la décision la plus difficile de sa vie lorsque, seul à seul avec son père, il l’a aidé à partir :
Il a voulu mourir à la maison. […] Ce jour-là, il y avait toute la famille, mes tantes, mes oncles… Tout le monde est parti à un moment donné. Le médecin est venu. Je ne voulais pas lui injecter ce produit, j’avais l’impression de donner la mort à mon père, et même si je comprends cette démarche, c’est compliqué pour un enfant. Mon père avait toujours dit que s’il devait respirer avec une machine, il voulait qu’on le débranche. Donc j’ai débranché la machine de mon papa, et puis voilà. Il a respiré quelque temps, et il est parti.
