Pixar laisse planer le mystère sur l’origine des personnages de Cars, une théorie troublante apporte des réponses

Image d'illustration. CarsCars
Le studio Pixar n’a jamais dévoilé l’origine des personnages de « Cars », laissant planer le mystère sur leur existence. Pourtant, une théorie surprenante et troublante circule, tentant d’apporter un éclairage inédit sur cet univers animé.
Tl;dr
- Origine des Cars volontairement laissée mystérieuse par Pixar.
- Théories sur une révolte technologique évoquées par l’équipe créative.
- L’univers de Cars soulève plus de questions que de réponses.
Un univers fascinant et déroutant
L’été s’annonce animé avec la sortie en salles du très attendu Cars 3. Après avoir visionné près d’une heure d’images inédites dans les studios californiens de Pixar Animation, il est difficile de ne pas reconnaître à ce nouvel opus un souffle inédit, peut-être le meilleur de la franchise. Pourtant, au fil des années, une énigme persiste : d’où viennent réellement ces voitures conscientes qui évoluent dans un monde sans humains ?
L’origine délibérément opaque des Cars
Contrairement à nombre d’autres films d’animation mettant en scène des animaux ou des objets anthropomorphes, mais où l’humain reste présent, l’univers de Cars fonctionne comme une société autonome : économie, infrastructures et même religion – on y évoque « le fabricant » ou encore la Popemobile. Mais jamais la question centrale n’est tranchée : comment naissent ces véhicules ? Les enfants n’existent pas dans cet univers ; aucune trace non plus de « bébés » ou de mécanisme naturel de reproduction. À croire que ce vide est soigneusement entretenu.
L’équipe créative maintient le mystère
Interrogés sur cette zone d’ombre, des scénaristes comme Bob Peterson, Kiel Murray et le superviseur artistique Scott Morse, préfèrent éviter toute explication formelle. « On essaie simplement de ne pas y toucher… Cela devient trop bizarre, trop vite », admet Morse. Même les gestes du quotidien posent problème : « Même un baiser entre voitures tourne au gag métallique… Au fond, il ne faut pas trop pousser l’absurde sous peine que tout s’effondre. » Certains artistes se sont amusés à imaginer des versions hybrides avec un humain mutant aux commandes, mais là encore, la bizarrerie prédomine.
Pour fluidifier la lecture, voici quelques difficultés auxquelles se heurte l’équipe créative :
- L’anthropomorphisme rend complexe toute logique biologique ou religieuse.
- L’absence d’enfants ou d’animaux vivants laisse planer le doute.
- Même le ravitaillement en carburant a soulevé mille questions lors du premier film.
Quand la fiction flirte avec la science-fiction
Si l’on devait toutefois risquer une hypothèse, c’est bien Jay Ward, directeur créatif du projet chez Pixar, qui esquisse une théorie digne d’un film d’anticipation. Il imagine un futur où les technologies autonomes dépassent leurs concepteurs humains et finissent par s’émanciper totalement : « Pensez aux voitures autonomes… Un jour, elles pourraient décider qu’elles n’ont plus besoin des humains… Et chaque voiture conserverait alors la personnalité de son dernier conducteur. » Une explication sombre et fascinante qui n’a rien d’officiel, mais illustre la richesse spéculative permise par cet univers.
Derrière ses chromes rutilants et ses courses effrénées, l’univers de Cars demeure avant tout une invitation à accepter l’étrangeté sans forcément chercher à tout rationaliser. La saga cultive ainsi son propre mystère – et ce n’est sans doute pas le troisième épisode attendu le 16 juin qui mettra fin aux débats.
