Firefly, Battlestar Galactica et Clone Wars n’ont pas juste marqué 2003. Elles ont redessiné la SF télé, et les fans vivent encore avec ça.
En bref
- 2003 a durablement marqué la SF télé
- Clone Wars a légitimé Star Wars en série
- Firefly et Battlestar ont redéfini le fandom
En 2003, la science-fiction télé a cessé d’être seulement un genre aimé pour devenir un vrai moteur de fandom. On parle d’une année où trois séries, très différentes, ont montré la même chose, une bonne idée de SF peut survivre à une annulation, relancer une licence oubliée ou déplacer une franchise géante vers le petit écran.
2003, l’année où la SF télé a changé de braquet
Ce n’est pas juste une affaire de nostalgie. Les années 2000 ont laissé une empreinte énorme sur la science-fiction télé, mais 2003 concentre quelque chose de très rare, trois œuvres cultes qui n’ont pas seulement gardé un public fidèle, elles ont aussi influencé ce que la SF allait raconter ensuite, et comment elle allait le raconter.
Bref, on pouvait attendre des succès de fans. Ce qui s’est passé est plus intéressant. Chacune a redéfini à sa manière le lien entre récit, format télé et communauté de spectateurs.
Clone Wars a ouvert la voie à un autre Star Wars
Avec Star Wars: Clone Wars, l’univers de George Lucas passait pour la première fois vraiment à la télévision. Située entre Star Wars: Attack of the Clones et Star Wars: Revenge of the Sith, la série montrait enfin cette guerre des clones évoquée depuis 1977, mais jamais vraiment vue.
Le détail important, c’est le format. L’animation de Genndy Tartakovsky, superbe au passage, a permis à cette SF très ambitieuse d’exister sur petit écran à un coût relativement bas. Et surtout, elle a prouvé que l’histoire de la prélogie pouvait être développée en série sans perdre en ampleur. Le long spin-off en images de synthèse, Star Wars: The Clone Wars, n’arrive pas de nulle part.
Battlestar Galactica, la preuve que la SF pouvait frapper plus fort
Du côté de Battlestar Galactica, 2003 a joué un autre rôle, celui du retour impossible qui fonctionne. La mini-série relançait la version de 1978, connue surtout pour son aura culte, et servait en même temps de tremplin à une nouvelle série.
Résultat ? Un succès immédiat pour Syfy, au point de devenir l’un de ses programmes les plus vus. Mais l’essentiel est ailleurs. La série qui a suivi a inspiré d’innombrables œuvres de SF, autant dans les films que dans les séries, tout en installant une idée devenue centrale, la SF peut porter des récits ambitieux, complexes, vraiment réfléchis, sans sacrifier le spectacle.
Le cas Firefly, ou comment une annulation nourrit un mythe
Et puis il y a Firefly. Sans doute le cas le plus parlant. La série de Joss Whedon n’a eu droit qu’à 14 épisodes diffusés avant une annulation devenue presque légendaire, alors même que son potentiel sautait déjà aux yeux.
Son mélange de western spatial, d’action et de mystère, porté par un casting très charismatique, a créé une base de fans restée solide plus de vingt ans après. L’histoire a continué ailleurs, dans d’autres médias, mais la vraie leçon est plus large. Une courte durée ne condamne pas une œuvre si le lien avec le public est assez fort. Et ça, les chaînes l’ont retenu. Aujourd’hui encore, quand on parle de séries stoppées trop tôt ou de culte instantané, 2003 revient dans la conversation.