Culte pour toute une génération Marvel, l’équipe de 2012 n’est pourtant pas irréprochable. Leadership, incohérences et utilité réelle, le mythe se fissure.
- Les Avengers de 2012 restent intouchables
- Mais leur logique d’équipe craque parfois
- Le mythe Marvel tient aussi sur des raccourcis
Quatorze ans plus tard, l’équipe originale de Marvel garde un statut à part. C’est elle qui a validé, en 2012, l’expérience du MCU comme grand récit connecté, avec un film écrit et réalisé par Joss Whedon capable d’être la suite de quatre autres long-métrages tout en servant de rampe de lancement au reste. Sauf qu’en regardant froidement cette formation, on tombe sur quelques failles que pas mal de fans préfèrent laisser de côté.
Une équipe mythique, mais pas si équilibrée
Le cœur du groupe, c’est clairement Steve Rogers. Dans The Avengers, Captain America s’impose comme le chef parce qu’il reste focalisé sur la mission et sur la protection des civils, sans laisser ses problèmes personnels brouiller ses décisions. C’est aussi ce qui le rend, au fond, difficile à remplacer. La source va même jusqu’à estimer que son retour annoncé dans Avengers: Doomsday rappelle immédiatement quelle est sa vraie place.
À l’inverse, Tony Stark serait le plus remplaçable. Oui, Iron Man apporte son génie scientifique, sa fortune et ses armures. Mais dans l’univers Marvel, des cerveaux comparables existent déjà, de Shuri à Reed Richards, en passant par Rocket. Même l’argument financier a perdu de sa force depuis que Valentina Allegra de Fontaine finance les nouveaux Avengers.
Et puis il y a Natasha Romanoff. Officiellement, Black Widow est une combattante et une espionne d’élite. Officieusement, sa présence ressemble surtout à un moyen pour Nick Fury de garder un œil sur tout le monde. Le film ne le dit jamais clairement, mais l’idée colle assez bien au personnage.
Le film cache mal deux gros raccourcis
Le cas Thor, lui, reste gênant. À la fin de son film solo en 2011, le Bifröst est détruit et Asgard se retrouve coupé du reste de l’univers. Pourtant, il revient sur Terre presque aussitôt. Le film parle d’une magie très puissante d’Odin, mais ça ressemble surtout à un pansement posé sur une incohérence.
Même problème, en plus discret, avec Clint Barton. Hawkeye participe aux événements surtout parce qu’il se trouvait là quand Loki débarque et commence à contrôler des esprits. Une fois libéré, il reste utile, bon tireur, ami de Natasha. Mais sa place dans l’équipe semble presque due au hasard. Et ça se voit quand même.
La bataille finale nourrit aussi un vrai débat
Visuellement, l’invasion des Chitauri à New York reste un sommet du genre. Sur le plan de l’efficacité pure, pourtant, Hulk paraît jouer dans une autre catégorie. Entre les affrontements sur l’Helicarrier et la destruction des Leviathans, il est présenté comme l’arme la plus décisive du groupe. La source pousse même l’idée assez loin, en suggérant qu’il aurait presque pu gagner le premier film à lui seul, y compris face au missile nucléaire.
Et il y a l’autre angle mort, plus terre à terre. The Avengers montre ses héros sauver des civils, ce qui aide beaucoup le film. Mais croire que tout le monde s’en sort dans un chaos pareil, avec des aliens, des immeubles frappés et un Hulk qui retombe sur des bâtiments, c’est sans doute généreux.
Pourquoi ces défauts comptent encore aujourd’hui
C’est justement ce qui rend ce film intéressant. The Avengers a fixé la formule du crossover Marvel, du grand final de phase et de l’équipe comme point de convergence. Aucune autre version des Avengers n’a vraiment remplacé cette première formation dans l’imaginaire collectif.
Mais le recul change la lecture. On ne touche pas ici à la force du film, plutôt à sa construction. Et pour le MCU, ce n’est pas anodin. Plus une saga devient gigantesque, plus ses raccourcis finissent par se voir.