Predator : pourquoi Prey a dépassé le film culte de 1987 dans la saga

Prey
Prey — Davis Entertainment / PR-ADN

Longtemps intouchable, le Predator de 1987 n’est plus seul au sommet. Prey a relancé la franchise, et un autre film récent frappe aussi très fort.

En bref

  • Prey a relancé Predator en 2022
  • Le film de 1987 n’est plus seul au sommet
  • Killer of Killers rivalise aussi avec les meilleurs

Pendant longtemps, la saga Predator a surtout vécu sur un souvenir, celui du film de 1987. Puis Prey est arrivé, et là, on n’était plus dans la simple tentative de ressusciter une licence fatiguée. On parlait enfin d’un film capable de redonner un cap.

Une saga qui tournait en rond, puis un vrai déclic

Le premier Predator restait la référence, presque par défaut autant que par mérite. Predator 2 était jugé solide sans atteindre ce niveau, Predators traînait une réputation moyenne malgré un certain statut de film sous-estimé, et The Predator, sorti en 2018, a clairement raté sa cible. Même les deux films Alien vs. Predator n’ont jamais vraiment convaincu la critique.

En 2022, changement d’air. Prey, lancé directement sur Hulu, a d’abord été pas mal ignoré, au point que certains ne voyaient même pas qu’il appartenait à la franchise. Mais le bouche-à-oreille a fait son travail, et la série s’est remise à respirer.

Pourquoi Prey touche juste là où Predator doit être fort

Ce qui marche, c’est que Dan Trachtenberg ne copie pas le film avec Arnold Schwarzenegger. Il en récupère le nerf. Un personnage central, isolé face à un Yautja, une menace qui paraît vraiment supérieure, et une action qui ne relâche pas la pression.

Cette fois, on suit Naru, une jeune femme comanche en 1719, dans les Grandes Plaines du Nord. Elle veut faire ses preuves, elle est clairement en dessous physiquement, et c’est justement ce qui la rend plus proche de nous. Le décor, lui, rappelle l’esprit jungle du film original, même avec ce cadre du XVIIIe siècle. Résultat, Prey semble neuf tout en restant fidèle à ce qu’on attend de Predator.

Des notes solides, mais surtout une série sauvée

Le contraste est net aussi dans l’accueil. Le Predator de 1987 affiche 65 % sur Rotten Tomatoes, un score que beaucoup de fans jugent trop bas. Prey, lui, monte à 94 %. Les critiques ont salué l’action, les performances et le travail sur les personnages.

Et ce n’est pas qu’une histoire de notes. Le film a relancé la machine. Trois ans plus tard, la franchise a déjà enchaîné avec deux autres longs-métrages, toujours portés par Dan Trachtenberg, à la réalisation et en coécriture pour les films des années 2020.

Et il y a même un autre outsider au niveau du sommet

Le plus intéressant, c’est que Prey n’est peut-être pas seul dans ce nouveau haut de tableau. Predator: Killer of Killers, sorti lui aussi sur Hulu, a été encore moins visible. Pourtant, ce film d’animation décroche lui aussi 94 % sur Rotten Tomatoes.

Son score public, 87 %, rejoint celui du film original et reste seulement derrière Predator: Badlands. Son style visuel est présenté comme très singulier, et son récit traverse les siècles, entre samouraïs, Vikings, le Japon et même une planète alien. Surtout, il prépare potentiellement quelque chose de plus grand avec un teasing autour de Naru, Mike Harrigan, joué à l’écran par Danny Glover, et Dutch Schaefer, incarné par Arnold Schwarzenegger. Bref, l’enjeu n’est plus de défendre un classique. C’est de voir jusqu’où cette franchise peut encore se réinventer.

Morgan Fromentin

Éditeur·rice

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