Le retour de Reacher démarre fort avec un combat en bibliothèque qui rappelle John Wick 3, mais en version encore plus violente.
En bref
- Reacher saison 4 démarre très fort
- La bibliothèque rappelle clairement John Wick 3
- Le final du combat est encore plus brutal
Après une saison 3 qui avait déjà mis la barre haut côté baston, la saison 4 de Reacher n’avait pas beaucoup de marge. Le premier épisode répond pourtant très vite au problème. Et pas subtilement.
Une saison qui change déjà beaucoup le livre d’origine
Cette nouvelle salve adapte Gone Tomorrow, sans doute l’un des romans les plus déroutants de Lee Child. Sauf que l’écran prend déjà ses distances. L’histoire n’est plus ancrée à New York mais à Philadelphie, la période a été avancée, et surtout plusieurs scènes d’action ont été ajoutées alors qu’elles n’existent pas dans le livre.
C’est loin d’être un détail. Gone Tomorrow fait partie des épisodes les moins musclés de la saga Jack Reacher. Après le duel massif de la saison 3 entre Alan Ritchson et Olivier Richters, choisir ce matériau pouvait sembler un peu étrange. La série compense donc tout de suite, clairement.
Le duel en bibliothèque évoque clairement John Wick
Dans l’épisode 1, Reacher enquête sur le suicide d’une femme dans le métro. Une piste le mène vers un congressman au passé militaire douteux. Avec Jacob Merrick, joué par Christopher Rodriguez-Marquette, il file dans une bibliothèque pour consulter des archives situées au sous-sol.
C’est là que la série joue une carte très reconnaissable. Reacher s’engage entre deux rayonnages, un homme armé d’un couteau le suit, et la scène fait immédiatement penser à John Wick: Chapter 3 – Parabellum. Dans ce film, John Wick, incarné par Keanu Reeves, traverse lui aussi une bibliothèque avant d’être attaqué par Ernest, campé par Boban Marjanović.
Les ressemblances sont nombreuses. Un couteau, un livre utilisé pour parer, une salle de recherche élégante ravagée par le combat. Bon, on n’est pas dans le clin d’œil discret.
Pourquoi Reacher va encore plus loin dans la violence
La vraie différence, c’est le corps de Reacher. Là où John Wick compense par la technique, Reacher gagne par écrasement pur. Littéralement.
Après l’échange avec son agresseur, il le coince entre deux étagères mobiles, celles qu’on referme avec une roue au bout du rayonnage. Puis il force. Les étagères se referment, l’homme hurle, et le kill devient plus brutal que la scène déjà fameuse de John Wick 3 avec le livre fracassé contre la gorge. Quand même, c’est une image qui reste.
Le plus intéressant est là. Cette séquence résume ce que vend la série, un héros presque indestructible dont la méthode tient moins du ballet tactique que du mur qui avance. Alan Ritchson l’avait d’ailleurs annoncé en promettant « la saison la plus sanglante à ce jour ».
Une inspiration possible, mais jamais confirmée
Reste la question de l’influence. Impossible de dire si l’équipe de Reacher a consciemment rejoué la scène de John Wick. Mais la parenté visuelle saute aux yeux.
Le coordinateur des cascades, Buster Reeves, a travaillé sur la saga Jason Bourne et la trilogie Dark Knight de Christopher Nolan, pas sur John Wick. Du coup, cette scène raconte peut-être autre chose. Aujourd’hui, les séries d’action ne cherchent plus seulement l’efficacité. Elles cherchent leur signature, leur morceau de bravoure partageable, celui qui fait parler bien après le générique.