Resident Evil : le film de Zach Cregger bouscule la timeline des jeux

Resident Evil
Image d'illustration. Resident Evil — Columbia Pictures / PR-ADN

Le réalisateur de Resident Evil assume une histoire originale en 2026, hors adaptation directe de Resident Evil 2, tout en promettant l’esprit des jeux.

En bref

  • Le nouveau film Resident Evil se déroule en 2026, pas dans les années 1990.
  • Zach Cregger raconte une histoire originale à Raccoon City.
  • Il promet du vrai survival horror, pas de l’action.

Les fans avaient bien vu le problème. Dans les premières images de Resident Evil, tout faisait penser à la nuit de Resident Evil 2, sauf quelques détails impossibles à ignorer. La neige. Un iPhone. Une ambiance qui ne colle pas au calendrier des jeux. Résultat, débat immédiat.

Lors d’un panel au San Diego Comic-Con, Zach Cregger a coupé court. Le cinéaste a expliqué qu’il ne faisait pas une adaptation scène par scène de Resident Evil 2. Et il l’a dit très clairement, en français ça donne : « Je ne fais pas une adaptation exacte de Resident Evil 2 ». Son film se passe en 2026, dans la neige, d’où l’iPhone du personnage principal. Ce n’est donc pas une bourde de continuité, c’est un choix. Il a pris des libertés pour raconter l’histoire qu’il voulait, et pour donner au film l’allure qu’il voulait aussi.

Le film ne copie pas Resident Evil 2, et c’est assumé

Ce point est important parce qu’il change la lecture du projet. Zach Cregger n’essaie pas de reproduire un épisode précis de Capcom. Il s’installe dans cet univers, puis il dévie un peu la timeline pour construire son propre récit. Vous pouvez tiquer sur le principe, quand même, mais au moins le film Resident Evil ne vend pas une fidélité mensongère.

Une histoire inédite coincée dans la nuit de Raccoon City

Au centre, il y a Bryan, incarné par Austin Abrams. Pas un soldat. Pas un héros bodybuildé. Juste un coursier médical qui se retrouve piégé à Raccoon City au moment où le T-Virus plonge la ville dans le chaos.

Et ça, franchement, c’est un meilleur point de départ que la routine du commando surarmé. Le personnage doit improviser, survivre, bricoler avec presque rien. En gros, le film cherche la vulnérabilité plutôt que la démonstration de force.

Le vrai pari, retrouver enfin le survival horror des jeux

C’est là que le discours devient intéressant. La promo a déjà montré des ennemis classiques des jeux, mais aussi ces petits fétiches que les fans repèrent tout de suite, les machines à écrire, les cartouches planquées dans des tiroirs. Pas du fan service balancé au hasard, plutôt des balises.

Lors d’un événement de présentation, Zach Cregger a résumé son approche ainsi : « J’adore le fait que ce ne soit pas de l’action de survie, mais de l’horreur de survie ». Il parle d’une peur lente, rampante, avec une progression de set piece en set piece, et toujours cette sensation d’avoir juste assez pour s’en sortir. Là, oui, on entend enfin l’ADN survival horror des premiers jeux.

Il a aussi précisé que son histoire coexiste avec le canon. On reste dans le monde de Raccoon City, avec Umbrella Corporation, le T-Virus et les règles connues, mais cette intrigue se déroule un peu à côté. Une façon habile d’éviter la copie, sans casser l’univers.

La date de sortie dit une chose simple

Le nouveau Resident Evil sortira au cinéma le 18 septembre 2026. Et pour une franchise qui s’est déjà perdue dans des adaptations trop portées sur le spectaculaire, le pari de Zach Cregger est net. Moins de grand n’importe quoi, plus de tension. Sur le papier, c’est exactement ce qu’il fallait.

CodexZéro

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