Le poste de réalisateur du prochain Scream reste vacant. Courteney Cox s’est dite partante, et son profil colle étonnamment bien à la franchise.
En bref
- Scream prépare son prochain chapitre avec deux scénaristes, mais sans réalisateur attitré.
- Courteney Cox envisage de passer devant la caméra à la réalisation, après plusieurs expériences dans ce domaine.
- Entre sa connaissance intime de la franchise et son univers de prédilection, elle apparaît comme une candidate particulièrement crédible.
Le prochain Scream a ses scénaristes, mais pas encore sa mise en scène. Et dans une franchise qui adore commenter sa propre mécanique, ce trou au sommet compte beaucoup.
Un fauteuil libre, donc une vraie fenêtre
La partie écriture avance déjà avec Lilla Zuckerman et Nora Zuckerman, attachées au script. En revanche, côté réalisation, rien n’est verrouillé. Kevin Williamson, scénariste originel de la saga, a bien réalisé Scream 7, mais il a depuis expliqué qu’il ne reviendrait pas pour recommencer l’expérience.
Résultat, la chaise reste vide. Et forcément, les spéculations tournent à plein régime.
Ce n’est pas un détail. Dans une série aussi codée, le ou la réalisatrice donne la texture, le dosage entre horreur, humour noir et conscience méta. Bref, l’identité du prochain film se joue aussi là.
Courteney Cox ne lance pas ça pour la blague
Au festival de Toronto, Courteney Cox a clairement fait savoir qu’elle était intéressée. Elle a même résumé son avantage avec une formule assez nette : « Personne n’en sait plus que moi sur ce film… enfin, le créateur, Wes Craven, les scénaristes, et tous ceux qui en ont fait partie ». Elle a ajouté qu’à ses yeux, ce serait génial, amusant et même une bonne opération de pub.
L’argument marketing, oui. Mais pas seulement.
Courteney Cox joue Gale Weathers depuis le tout début, et c’est la seule interprète présente dans chaque épisode de la franchise. Dans une saga qui change régulièrement de génération, ce genre de continuité pèse lourd. Vous voulez quelqu’un qui connaît les réflexes de Scream de l’intérieur ? Difficile de trouver plus légitime.
Son CV derrière la caméra colle franchement à Scream
Le point intéressant, c’est qu’elle n’arrive pas avec une envie vague de star. Son parcours de réalisatrice existe déjà, avec deux longs métrages cinéma, un téléfilm, deux courts et 12 épisodes de Cougar Town.
Et ses films, franchement, ont le bon ADN. Talhotblond, pour Lifetime, raconte un triangle amoureux né sur Internet, avec une femme qui n’est pas celle qu’elle prétend être, puis un meurtre. Before I Go suit un homme dépressif qui veut mettre fin à ses jours après avoir réglé ses affaires. Evil Genius, son film le plus récent, tourne autour d’un braqueur de banque potentiellement forcé d’agir avec une bombe attachée au cou.
Crime, identité trouble, noirceur, humour très sombre. En gros, on n’est pas si loin de la cuisine Scream.
Pourquoi ce choix aurait aussi du sens ?
Il y a aussi la logique franchise. Entre l’option Radio Silence, avec Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, puis le passage de relais à Kevin Williamson, la série a déjà montré qu’elle pouvait bouger sans se renier. Et un acteur qui passe à la réalisation, ce n’est pas inédit ici non plus, puisque Matt Bettinelli-Olpin a lui-même joué auparavant dans V/H/S et Southbound.
Du coup, la piste Courteney Cox n’a rien d’un caprice de fans. Artistiquement, ça tient. Industriellement, c’est une histoire facile à vendre. Et pour un huitième film, éviter le simple message « de nouveaux réalisateurs montent à bord » au profit d’une figure historique qui passe derrière la caméra, c’est quand même bien plus fort.