Sigourney Weaver donne des nouvelles de deux projets avortés d’Alien 5 et le retour de Ripley

Image d'illustration. Alien20th Century Fox / PR-ADN
Sigourney Weaver a récemment donné des nouvelles sur les deux projets distincts d’« Alien 5 » qui n’ont jamais vu le jour, ainsi que sur la possibilité d’un retour de son personnage emblématique, Ripley, dans la célèbre saga de science-fiction.
Tl;dr
- Sigourney Weaver réfléchit à un retour dans Alien.
- Un nouveau script explore une Ripley vieillie et inédite.
- Les franchises Alien et Predator misent sur l’innovation.
Une nouvelle ère pour les icônes de la science-fiction ?
Au fil des années, les franchises Alien et Predator n’ont cessé de fasciner le public, oscillant entre renouveau audacieux et retours aux sources. Aujourd’hui, alors que la saga Predator enregistre un véritable regain d’intérêt sous l’impulsion de Dan Trachtenberg, une question taraude les fans : verra-t-on à nouveau Sigourney Weaver incarner l’inimitable Ripley dans un nouveau volet d’Alien ?
L’héritage de Ripley : un retour encore hypothétique
Invitée récemment à la Cinémathèque Française, Weaver a partagé ses réflexions lors d’une masterclass, revenant sur des projets avortés autour d’Alien. Elle s’est notamment confiée sur le scénario jamais abouti de Neill Blomkamp, qui aurait ignoré les événements d’Alien 3. Selon elle : « C’était un scénario formidable… mais Ridley Scott a été très possessif avec la saga et s’est concentré sur ses préquelles. Ça a été désastreux pour ce projet. »
Mais une autre piste s’esquisse : celle initiée par Walter Hill, scénariste emblématique de la franchise. D’après Weaver, Hill aurait déjà rédigé une cinquantaine de pages imaginant une Ripley âgée, confrontée à une société qui la mettrait désormais à l’écart. L’actrice précise toutefois ne pas vouloir répéter le passé : « Cela serait une histoire très différente. »
L’innovation comme moteur des franchises historiques
Pourquoi ce besoin d’aller ailleurs ? Les exemples récents l’attestent : s’enfermer dans la nostalgie peut nuire à une saga culte. Le dernier Alien Romulus, critiqué pour quelques clins d’œil maladroits et des choix discutables comme le recours au numérique pour ressusciter des acteurs disparus, en témoigne.
Face à ces écueils, la franchise sœur adopte une stratégie inverse. Sous l’égide de Trachtenberg, les nouveaux volets de Predator, notamment « Badlands », osent bousculer les codes : pour la première fois, c’est un Yautja qui tient le premier rôle. Ce pari risqué a été récompensé par un succès critique et commercial retentissant, soulignant l’importance de proposer du neuf plutôt que de ressasser le passé.
L’avenir entre prudence et promesse d’originalité
La possible renaissance de Ripley s’inscrit donc sous le signe de la prudence et du désir d’innovation. Sigourney Weaver semble décidée à ne s’engager qu’en cas de scénario solide, privilégiant la qualité au simple effet nostalgique. Si ce projet voit le jour, il offrirait non seulement à l’actrice l’opportunité d’explorer de nouvelles facettes dramatiques – rappelons qu’elle fut nommée aux Oscars pour son rôle dans « Aliens » –, mais il pourrait aussi insuffler une énergie inédite à toute la franchise.
Parmi les questions en suspens, certains fans rêvent même – pourquoi pas – d’un improbable croisement entre Ripley et Dutch (Arnold Schwarzenegger) dans un futur opus commun. Une chose est sûre : pour continuer à captiver, ces univers doivent avancer sans jamais perdre leur âme.
