L’auteur de Silo voit un point où l’adaptation Apple TV+ fait mieux que ses romans : les costumes, jusque dans la veste de Robert Sims.
En bref
- Hugh Howey préfère les costumes de la série
- La veste de Sims nourrit le world-building
- La saison 3 est sur Apple TV+
Il suffit parfois d’une veste en cuir pour relancer tout un débat entre un livre et son adaptation. Dans Silo, celle de Robert Sims, joué par Common, a fait tiquer pas mal de fans. Et c’est précisément ce détail que Hugh Howey, l’auteur des romans, met en avant pour dire que la série Apple TV+ fait mieux que ses propres livres sur un point.
Une veste, et tout le silo paraît différent
Après la saison 2, lors d’un AMA sur Reddit, Hugh Howey a été interrogé sur les améliorations apportées par l’adaptation. Sa réponse va droit au but. Il estime que la garde-robe de la série est plus intéressante que celle des romans.
Il a expliqué que les combinaisons liées aux métiers, dans les livres, relevaient d’un code de science-fiction assez classique et remplissaient surtout une fonction pratique. À l’inverse, il citait la veste de Sims comme un détail bien plus stimulant, en se demandant, je traduis littéralement, « Quel âge a ce truc ? Pourquoi a-t-il l’air si neuf ? Est-ce qu’il le cire régulièrement ? Tant de questions à partir d’un tout petit détail. »
Pourquoi ce détail compte autant dans Silo
Ce n’est pas juste une question de style. Dans Silo, l’humanité survit depuis des siècles dans des structures souterraines, sans vraiment savoir pourquoi elle y a été enfermée. Forcément, chaque objet du quotidien compte.
On le voit dans les reliques du monde d’avant, devenues illégales. On le voit aussi dans la manière d’enterrer les morts, avec ce rituel lié aux arbres fruitiers. Même la punition suprême, sortir « nettoyer » l’extérieur, raconte une société entière. Du coup, un vêtement trop impeccable dans un environnement aussi rude n’est jamais anodin.
La série prend un risque que les romans évitaient
Dans les romans, la logique est plus carrée. Presque tout le monde porte des combinaisons standardisées, avec des couleurs qui signalent la profession. C’est simple, lisible, cohérent.
La série, elle, se permet des choix visuels plus marqués. C’est plus riche à l’écran, clairement, mais ça ouvre aussi des trous fascinants dans le décor. D’où vient le cuir ? Comment un tel vêtement reste-t-il dans cet état dans un silo aussi sale ? Et si vous poussez le raisonnement, il faut même se demander quelle place aurait l’élevage dans un monde pareil.
Un aveu qui en dit long sur l’adaptation
Ce compliment n’arrive pas de nulle part. La série a été créée par Graham Yost, et Hugh Howey y participe comme producteur exécutif. Son regard n’est donc pas celui d’un auteur tenu à distance, mais de quelqu’un qui voit très bien les choix faits par l’adaptation.
Qu’il reconnaisse aussi franchement qu’un élément de la série dépasse ses livres, c’est intéressant. Pas pour distribuer des points entre roman et écran. Plutôt parce que Silo montre ce que la télévision peut ajouter à une œuvre déjà solide, un supplément de matière, de texture, presque de poussière. Et ça, pour une franchise qui continue avec une saison 3 actuellement en streaming sur Apple TV+, ce n’est pas un détail.