Le troisième volet de Smile est en développement. Nouveau réalisateur, nouveau scénariste, et une piste qui peut faire basculer la saga dans une autre dimension.
En bref
- Smile 3 est officiellement en développement
- David Bruckner remplace Parker Finn à la réalisation
- La fin de Smile 2 ouvre une menace massive
La franchise Smile va continuer, mais pas de la manière la plus attendue. Le troisième film est en développement, avec David Bruckner à la réalisation et Nick Antosca au scénario. Pour une saga aussi identifiée à Parker Finn, le signal est fort.
Une suite confirmée, mais plus tout à fait dans les mêmes mains
L’information la plus importante est là. Smile 3 existe bien, et ce sera le premier épisode ni écrit ni réalisé par Parker Finn, le créateur de la série.
À la place, David Bruckner, connu pour The Ritual et le reboot de Hellraiser, prend les commandes. Le script est confié à Nick Antosca, qui travaille aussi sur le reboot de Cape Fear pour Apple, ainsi que sur Candy et Verity. Parker Finn ne disparaît pas pour autant, puisqu’il resterait impliqué comme producteur après avoir posé la base du troisième volet. Temple Hill produira encore avec Paramount.
Pourquoi Smile compte déjà dans l’horreur récente
Ce n’est pas juste une suite de plus. Smile est devenue l’une des rares franchises d’horreur récentes à naître d’une vraie vision d’auteur, puis à tenir commercialement.
Les deux films ont dépassé chacun les environ 92 millions d’euros de recettes mondiales (100 millions de dollars), avec des budgets qui ne sont jamais montés au-dessus d’environ 28 millions d’euros (30 millions de dollars). Pour Paramount, c’est l’un des gros piliers horror du moment avec A Quiet Place. Et il y a ce point, quand même, que pas mal de suites ratent, Smile 2 a été perçu comme une vraie montée en qualité.
Le vrai enjeu, c’est l’après Smile 2
Côté histoire, rien d’officiel n’a encore filtré. Mais la fin du deuxième film trace déjà une direction très nette.
Jusqu’ici, la saga fonctionnait sur une mécanique simple et très efficace, le démon passe d’un hôte à l’autre via le traumatisme d’assister à une mort. D’abord Rose Cotter, thérapeute incapable de stopper la malédiction. Puis Joel, son ex, policier, qui tente de la transmettre à des dealers. Son plan échoue. Ensuite Lewis Fregoli, avant que la malédiction n’atteigne la pop star Skye Riley, qui finit possédée et se suicide sur scène devant tout un stade.
Un troisième film potentiellement bien plus grand
C’est là que Smile 3 peut changer de nature. L’implication laissée par la fin de Smile 2, c’est que le démon pourrait ne plus contaminer une seule personne à la fois, mais une foule entière.
Du coup, on passerait d’une horreur très intime à quelque chose de beaucoup plus large, presque du côté de Invasion of the Body Snatchers ou de Bird Box. Et ce virage peut aussi expliquer l’arrivée d’une nouvelle équipe créative, si Paramount estime que l’échelle, et donc le budget, doivent grimper. Pendant ce temps, Parker Finn avance sur un autre projet, son remake de Possession avec Callum Turner et Margaret Qualley, attendu l’été prochain. Si Smile bascule vraiment dans la contamination de masse, ce ne sera plus seulement une franchise rentable. Ce sera un test intéressant pour voir jusqu’où l’horreur née de l’indé peut s’étendre sans perdre ce qui la rend mordante.