Attention, spoilers. En faisant de Jean Grey la vraie menace du film, Marvel ne tease pas juste les mutants dans le MCU, il prépare déjà un arc bien plus lourd.
En bref
- Marvel accélère l’arrivée des mutants dans le MCU avec Jean Grey et Emma Frost.
- Spider-Man: Brand New Day transforme Jean Grey en menace et prépare l’arc Dark Phoenix.
- Le MCU mise sur une construction longue pour réussir enfin l’adaptation des X-Men.
Le vrai message de Spider-Man: Brand New Day, ce n’est pas seulement un twist de casting. C’est un panneau lumineux pour le futur du MCU. Le jour même de la sortie du film, Marvel Studios a aussi fait parler de lui avec le casting de Samara Weaving en Emma Frost. Si vous doutiez encore de la priorité du studio, elle est là, bien visible. Les mutants arrivent, et pas en figurants de luxe.
Marvel ne cache même plus son plan mutants
Le public le plus branché comics n’a pas vraiment été surpris en découvrant que le personnage de Sadie Sink était Jean Grey, une version qui n’a pas encore rejoint les X-Men. Ce qui frappe davantage, c’est la manière. Marvel Studios ne l’introduit pas comme un teasing timide ou un caméo à applaudir en salle. Il l’installe comme une pièce centrale, pendant qu’Emma Frost entre aussi dans le radar. Bon, à ce niveau-là, on n’est plus dans le clin d’œil, on est dans la feuille de route.
Le succès de X-Men ’97 a visiblement conforté cette direction.
Jean Grey n’aide pas Spider-Man, elle casse New York
Là où le film prend un virage plus rude, c’est sur le rôle de Jean Grey. Elle ne fait pas équipe avec Peter Parker, elle devient l’antagoniste principale. Son moteur reste tragique, presque douloureux à regarder. Elle veut sauver sa sœur Sara, détenue par le Department of Damage Control, puis découvre que Sara est déjà morte à cause d’expérimentations humaines.
Résultat ? New York paie l’addition.
Durant la première moitié, Jean se cache et harcèle Spider-Man à travers des marionnettes vivantes manipulées par télépathie. Dans le troisième acte, Peter doit l’empêcher de tuer et la convaincre que d’autres vies méritent encore d’être sauvées. Son passé pose aussi une base très claire pour les futurs X-Men, des jeunes mutants abîmés, traqués, et assez instables pour avoir besoin d’un cadre façon Professeur X.
Pourquoi tout ça sent déjà très fort Dark Phoenix ?
Quand on connaît Dark Phoenix, difficile de rater la piste. Bill Metzger, chez Damage Control, explique que la télépathie de Jean dépasse déjà celle de Sara. Ses expériences renforcent encore ce pouvoir mutant, dopent sa télépathie et débloquent sa télékinésie. Et le film montre ce que ça donne, elle fige des pâtés de maisons entiers avec les habitants dedans. Pas subtil. Clairement efficace.
Le plus intéressant, c’est que Brand New Day n’a même pas besoin de la Phoenix Force pour rendre Jean Grey terrifiante. Il suffit de regarder ce qu’elle fait avec une puissance déjà hors norme et une colère qui déborde.
Le MCU tient peut-être enfin la bonne méthode
La saga Dark Phoenix, écrite par Chris Claremont et dessinée par John Byrne dans les numéros 129 à 138 de X-Men en 1980, reste le gros morceau absolu de l’univers mutant. Jean y est corrompue par sa montée en puissance et manipulée par Jason Wyngarde, alias Mastermind. Elle trahit les X-Men, détruit un système solaire entier pour se nourrir de son soleil, puis met fin à ses jours pour éviter pire.
Les films précédents se sont ratés sur ce terrain. X2: X-Men United préparait le mouvement, X-Men: The Last Stand l’a mal conclu, et Dark Phoenix en 2019 a compressé bien trop de matière, en fusionnant même la saga Phoenix originelle avec la chute de Jean. Le MCU, lui, a peut-être enfin compris la règle de base, cette histoire a besoin de temps, de plusieurs films, et d’assumer son ampleur cosmique. Et ça, pour une fois, semble bien parti.