Star Trek : comment les messages vont plus vite qu’un vaisseau

Star Trek
Image d'illustration. Star Trek — Paramount / PR-ADN

Dans Star Trek, les appels longue distance reposent sur le subspace, une dimension fictive qui permet d’envoyer voix et données à une vitesse folle.

  • Le subspace accélère les communications à distance
  • Les signaux filent à l’équivalent de warp 9.9997
  • Un vaste réseau de relais rend tout ça possible

Dans Star Trek, les messages vont presque plus vite que l’intrigue. C’est à peine une blague. Alors qu’un vaisseau met encore du temps à traverser l’espace, un appel vidéo peut, lui, arriver quasiment sans délai à des centaines d’années-lumière. C’est un détail qu’on accepte souvent sans y penser, alors qu’il raconte une partie essentielle du décor.

Des messages presque au plafond de vitesse de Star Trek

Le mot-clé, c’est le subspace. Dans l’univers de Star Trek, il s’agit d’une dimension fictive qui coexiste avec l’espace normal et où les lois de la physique ne jouent plus tout à fait selon les mêmes règles. Certaines espèces y vivent même, comme les ravisseurs de l’épisode Schisms.

D’après le Star Trek: The Next Generation Technical Manual de Rick Sternbach et Michael Okuda, un signal en subspace file à l’équivalent de warp 9.9997. C’est environ soixante fois plus rapide que les vaisseaux les plus rapides. Et comme, dans Star Trek, warp 10 correspond à une vitesse infinie, on comprend mieux pourquoi un capitaine peut discuter en face à face avec un amiral très lointain sans latence visible.

À bord, la communication n’est déjà plus un problème

Sur un vaisseau comme l’USS Enterprise-D, le réseau local est déjà blindé. Des réseaux de données optiques, des sous-processeurs répartis dans le vaisseau et des capteurs radio à courte portée relient les appareils personnels et les PADDs, ces tablettes qu’on voit partout dans la franchise.

Bref, la communication interne est réglée. Le vrai défi, c’est la longue distance.

Une galaxie cousue de relais invisibles

Un signal envoyé en subspace se dégrade moins qu’une simple transmission radio, mais il ne traverse pas non plus toute la galaxie d’un seul coup. Sa portée tourne autour de 22,65 années-lumière avant d’avoir besoin d’un nouveau coup de pouce.

C’est là qu’intervient l’infrastructure. L’espace de la Fédération est rempli de plateformes relais subspace sans équipage, posées un peu partout par Starfleet ou fabriquées par des espèces membres. Elles sont compatibles avec pratiquement toutes les technologies de communication alien et fonctionnent comme un immense réseau public. La série laisse entendre qu’il y en a des millions, juste trop petites pour attirer l’attention.

Et il n’y a pas que des machines. L’épisode Aquiel de Star Trek: The Next Generation montre aussi des stations relais habitées, où des officiers vérifient que tout tienne la charge. Un boulot assez solitaire, presque le phare de l’espace. Le manuel technique ajoute qu’environ 500 nouveaux relais sont construits chaque année, et que les vaisseaux peuvent aussi déployer des balises temporaires en territoire inexploré.

Le mot magique qui tient tout l’édifice

Mais le subspace sert aussi de boîte à outils narrative. Dans Star Trek, le terme couvre des compressions, des failles, des gouffres ou encore des remous astraux. Disons que c’est le mot passe-partout des scénaristes quand il faut donner une base technique à l’étrange.

Ce n’est pas un défaut, d’ailleurs. C’est même une des signatures de la saga. En traitant la communication comme quelque chose d’aussi naturel que la gravité, Star Trek rappelle surtout une idée simple : pour raconter une civilisation galactique crédible, il ne suffit pas d’inventer des vaisseaux rapides, il faut aussi imaginer le réseau qui relie tout le monde.