Trois ans après la fin de Picard, Terry Matalas révèle enfin l’idée centrale de Star Trek: Legacy. Et elle disait beaucoup de l’avenir raté de la franchise.
En bref
- Star Trek: Legacy devait suivre les Klingons et les tensions inspirées de la Russie, avec Worf au cœur de l’intrigue.
- La série devait aussi raconter un passage de relais, notamment entre Alexander, Jack Crusher et les héros de Picard.
- Paramount n’a jamais commandé le projet, malgré une Enterprise-G menée par Seven of Nine qui aurait marqué un nouveau départ.
Trois ans plus tard, on sait enfin à quoi ressemblait vraiment Star Trek: Legacy. Et franchement, ce n’était pas un petit bonus nostalgique accroché à Picard. Terry Matalas a profité de STLV: Trek to Vegas, la plus grande convention annuelle consacrée à Star Trek, pour détailler ce qu’il voulait faire de cette suite jamais commandée par Paramount.
Une série fantôme avec les Klingons au centre
L’idée de départ était limpide. La saison 1 de Star Trek: Legacy aurait tourné autour des Klingons, un peuple que Terry Matalas décrivait comme le reflet habituel de la Russie dans l’histoire de Star Trek. Son plan consistait à raccrocher cette trame aux tensions très réelles liées à la Russie, avec une intrigue portée en partie par Worf.
Et ce n’est pas un détail. Son fils, Alexander, devait faire partie des éléments instables provoquant des problèmes dans l’espace klingon. Avec Jack Crusher, le fils de Jean-Luc Picard, la série aurait assumé son titre jusqu’au bout, celui d’un vrai passage de relais entre générations.
Le grand écart avec la voie choisie par la franchise
Ce qui frappe, c’est l’écart avec ce que la franchise a finalement retenu. Dans Star Trek: Starfleet Academy, le destin des Klingons part dans une toute autre direction. Le parallèle russe disparaît complètement. À la place, le peuple klingon a été presque anéanti après le Burn, cet événement cosmique qui a détruit le dilithium dans la galaxie et provoqué des explosions en chaîne.
Conséquence, Qo’noS est devenu presque inhabitable. Les Klingons ont lutté contre l’extinction sans renier leurs codes d’honneur, pendant que Starfleet cherchait une solution tordue mais très Star Trek, trouver un nouveau monde et organiser un affrontement autour de cette possibilité. C’est intéressant, oui. Mais nettement moins connecté au réel que ce que visait Matalas.
Pourquoi Paramount n’a jamais appuyé sur le bouton vert ?
Le plus cruel, c’est que cette version aurait probablement été très actuelle, vu la guerre qui continue entre la Russie et l’Ukraine. Bon, une série pareille aurait aussi fait débat, sans doute autant que Picard elle-même. La notion d’héritage dans Star Trek, on le sait, déclenche vite des guerres de chapelle chez les fans.
Paramount a pourtant passé son tour. Certains acteurs ont même laissé entendre que le projet n’avait jamais eu de vraie chance d’aboutir, notamment parce qu’une grande partie des stars concernées avait déjà plus de 70 ans. Ajoutez à ça le statut très clivant de Star Trek: Picard, et vous obtenez un spin-off à risque. Dommage quand même, parce que cette Enterprise-G commandée par Seven of Nine, révélée à la fin de la saison 3 après la mise à la retraite de l’Enterprise-D par LaForge, avait tout d’un vrai nouveau départ.