Avec The Mandalorian, Disney tenait peut-être son nouveau visage culte pour Star Wars. Le problème, c’est ce qu’il en a fait ensuite.
- The Mandalorian a marqué fort au lancement grâce à un héros masqué iconique et à Grogu, devenant un phénomène populaire et critique dès la saison 1.
- La saison 2 a élargi l’univers Star Wars avec de nombreux personnages majeurs, mais la saison 3 a été jugée plus dispersée et moins centrée sur Din Djarin.
- Dark Vador n’est pas qu’un masque iconique, c’est une histoire forte, et c’est précisément ce qui manque encore à Din Djarin pour atteindre le même statut.
Le plus frustrant avec Star Wars, c’est que la franchise avait peut-être déjà trouvé son nouveau grand personnage masqué. Et elle l’a laissé filer.
Un masque rare dans une galaxie saturée d’icônes
Depuis 1977, Dark Vador reste le visage le plus identifiable de la saga créée par George Lucas. Son poids déborde largement le cercle des fans, et c’est bien le vrai sujet. Même ceux qui ne vivent pas dans le lore connaissent la silhouette, la voix, le casque. Pas mal de franchises rêveraient d’un tel niveau de reconnaissance.
Quand The Mandalorian débarque en 2019 sur Disney+, Disney et Lucasfilm touchent quelque chose de rare. Din Djarin, joué par Pedro Pascal, n’a évidemment ni les mêmes origines ni la même trajectoire qu’Anakin Skywalker. Mais en termes d’iconographie, on s’en rapprochait enfin. Un héros masqué, immédiatement lisible, capable de parler aussi aux gens qui ne suivent pas chaque série, chaque roman, chaque chronologie parallèle. Et oui, Grogu a énormément aidé à faire exploser l’intérêt autour de la série.
Deux saisons solides, puis une vraie sortie de route
Le lancement a été massif. La série a même provoqué plusieurs crashs de Disney+, et Nielsen lui attribuait plus de 1,15 milliard de minutes vues après le final de la première saison. Côté critique, même chose, avec plus de 93% sur Rotten Tomatoes pour les huit premiers épisodes. Résultat ? Renouvellement facile.
La saison 2 a confirmé l’élan, en ouvrant davantage la galaxie de Din et Grogu avec Ahsoka Tano, Luke Skywalker, Bo-Katan Kryze et Boba Fett. Là, Star Wars reliait enfin cette histoire au reste de l’univers pendant une période encore peu explorée.
Mais la saison 3 s’est égarée. Clairement. L’intrigue a paru dispersée, trop occupée par des quêtes secondaires, pas assez par le vrai cœur du récit. Surtout, Din Djarin a cessé d’avancer. Sa fonction de père adoptif pour Grogu reste centrale, mais elle ne suffit pas à faire vivre un personnage sur la durée.
Pourquoi Dark Vador fonctionne encore mieux que tous les autres ?
Le piège, c’est de croire que le look suffit. Si Dark Vador a traversé les décennies, ce n’est pas seulement grâce au costume. C’est aussi parce que son histoire, celle d’Anakin, portait le cœur des trilogies originale et préquelle.
Même après sa rédemption, le personnage reste partout. Son ombre motive Kylo Ren, et des projets comme Rogue One ou Obi-Wan Kenobi reviennent à son époque impériale. Cette longévité tient à une chose simple, il y a derrière l’armure un arc narratif fort, tragique, presque impossible à lâcher.
Le film garde la porte ouverte, mais Star Wars doit choisir
Il n’y aura pas de saison 4, du moins pas dans les projets confirmés par Disney et Lucasfilm. À la place, The Mandalorian and Grogu marque le retour de Star Wars au cinéma après sept ans.
Le film ne verrouille pas une suite, mais sa fin laisse la porte ouverte. Bon, tout dépend maintenant d’un choix assez simple. Si la franchise veut faire de Din autre chose qu’un excellent design avec un copilote adorable, il faut enfin creuser son passé. Et ça tombe bien, cette partie de son histoire reste largement inexplorée. C’est là que se trouve encore la meilleure chance de Star Wars.