Le retour des Skywalker divise déjà. Pas tant pour l’idée d’un Episode X que pour les noms associés au film, surtout au scénario.
En bref
- Episode X divise déjà les fans
- Simon Kinberg concentre l’essentiel des critiques
- Beaucoup redoutent un Star Wars trop prudent
Le débat ne porte même pas d’abord sur le film. Pas vraiment. Ce qui crispe une bonne partie du public autour de Star Wars Episode X, c’est la sensation de voir Lucasfilm rejouer une partition très balisée, avec des choix jugés plus rassurants qu’inspirés.
Le film existe, mais l’enthousiasme ne suit pas
Officiellement, la saga Skywalker continue. Et c’est déjà un sujet en soi, parce que pas mal de fans avaient compris The Rise of Skywalker comme un point final, même si ce neuvième film avait laissé derrière lui une réception très divisée.
L’idée d’un dixième épisode va donc à contre-courant d’une attente installée depuis un moment, celle d’un Star Wars capable d’aller chercher d’autres héros et d’autres récits, loin de la dynastie centrale. Résultat ? L’annonce ne fédère pas. Elle fracture.
Jon Watts passe encore, Simon Kinberg beaucoup moins
D’après un sondage publié sur X, les réactions restent tièdes face à l’arrivée de Jon Watts à la réalisation. Son profil parle au grand public, il a signé Spider-Man: Homecoming, Far From Home et No Way Home, donc des films efficaces, très calibrés, souvent pensés pour plaire large.
Mais la vraie alarme, elle sonne ailleurs. Sur le scénario. Le choix de Simon Kinberg, connu entre autres pour X-Men: Dark Phoenix et X-Men: Apocalypse, concentre l’essentiel des critiques. En gros, une partie des fans estime que si le projet repose davantage sur l’écriture que la dernière trilogie, encore faut-il un scénariste capable d’inspirer confiance. Et là, ce n’est clairement pas le cas.
Derrière les réactions, la peur d’un Star Wars trop prudent
Ce que beaucoup lisent dans ce duo, c’est une stratégie de sécurité. Depuis l’accueil très dur réservé à l’épisode IX, Disney donnerait l’impression de privilégier des profils réputés fiables, capables de livrer dans les temps, plutôt que des paris plus risqués.
Le problème, pour une partie du fandom, c’est qu’un projet rendu vite n’a de valeur que s’il tient debout. Certains reprochent justement à cette logique d’accoucher de films ratés malgré leur efficacité industrielle. D’autres pointent une évidence assez simple, quand même : un script solide demande du temps, surtout dans une franchise aussi exposée.
Le précédent Rebels ne suffit pas à rassurer
Il y a bien un élément qui pourrait jouer en faveur de Simon Kinberg. Il a déjà travaillé avec le nouveau président de Lucasfilm, Dave Filoni, sur Rebels. Sauf que cette connexion ne suffit pas à calmer la méfiance.
Parce que Rebels est apprécié, oui, mais cela ne prouve pas automatiquement qu’on peut porter un grand film original. Et les fans ont un autre contre-exemple en tête : avoir participé à une série aimée ne garantit pas une adaptation live réussie. Les réactions autour de Ahsoka, et même la manière dont est cité The Mandalorian and Grogu, nourrissent cette même inquiétude. Plus qu’un simple casting créatif, c’est la direction prise par Lucasfilm qui se joue ici, celle d’un studio qui semble, aux yeux d’une partie du public, ne plus vouloir prendre de vrais risques.