Loin de Hollywood, Street Fighter: Assassin’s Fist a trouvé en 2014 ce que bien des films ratent encore : comprendre enfin Ryu et Ken.
En bref
- Street Fighter: Assassin’s Fist a d’abord été imaginé comme un projet indépendant diffusé sur YouTube.
- La web-série privilégie une histoire centrée sur Ryu, Ken et leurs origines.
- Soutenue ensuite par Capcom, elle s’est imposée comme une adaptation fidèle à l’esprit des jeux.
L’adaptation live-action de Street Fighter que pas mal de fans attendaient existait peut-être déjà en 2014. Et non, elle ne venait pas d’une grosse machine Hollywood prête à coller trois noms connus sur une affiche.
Le meilleur coup n’est pas venu d’Hollywood
À l’époque, beaucoup rêvaient encore de voir leurs jeux vidéo préférés passer au grand écran avec un minimum de respect. Street Fighter faisait partie de ces licences évidentes, sauf que les précédentes tentatives avaient surtout l’air de regarder la saga comme une vitrine de costumes colorés, pas comme un univers.
C’est là qu’arrive Street Fighter: Assassin’s Fist. Une web-série, lancée sur YouTube, sans l’appui initial d’un studio hollywoodien. Pas de sortie en salles, pas d’acteurs placardés partout, donc forcément, une partie du public est passée à côté. Mais le projet a avancé autrement, en construisant peu à peu son audience en ligne. Pour ceux qui ont connu cette époque où l’on tombait sur de vrais bons projets de fans au détour du web, il y avait un côté pépite cachée.
Enfin une histoire qui comprend Ryu et Ken
Le plus malin, c’est le choix du cadre. Au lieu d’entasser toute la galerie de combattants pour faire plaisir à tout le monde, Joey Ansah et Christian Howard ont resserré le récit autour de Ryu, Ken et de leur maître Gouken. Clairement, c’était la bonne décision.
Street Fighter: Assassin’s Fist explore aussi le passé plus sombre de l’Ansatsuken, le style martial au cœur de leur trajectoire. Résultat, les fans de longue date récupèrent les références qu’ils espéraient, tandis que les nouveaux peuvent suivre sans devoir réviser des décennies de lore. Et pour ceux qui ont joué à la série Street Fighter Alpha, l’ensemble dégage une inspiration assez nette.
Pourquoi Street Fighter: Assassin’s Fist compte encore aujourd’hui ?
Ce qui rend Street Fighter: Assassin’s Fist vraiment intéressant, ce n’est pas juste sa fidélité. C’est aussi sa trajectoire. Le projet est né dans une logique « fan-driven », avant de devenir une adaptation soutenue officiellement par Capcom. Dans une industrie obsédée par le plus gros, le plus bruyant, le plus rentable, le rappel fait du bien.
Ensuite, la web-série a été retravaillée en version télé, puis en film. Vous aviez donc plusieurs portes d’entrée vers la même histoire. Bon, le résultat n’est pas parfait. Mais plus de dix ans après, cette adaptation reste pour beaucoup la plus juste en live-action, simplement parce qu’elle comprend ce qui fait aimer Ryu et Ken depuis le départ. Et dans le business des adaptations de jeux vidéo, c’est déjà énorme.