La franchise issue de The Big Bang Theory continue de grossir. HBO Max a déjà renouvelé Stuart Fails to Save the Universe, alors que sa saison 1 n’est qu’à moitié diffusée.
En bref
- HBO Max commande déjà une saison 2
- Seulement quatre épisodes sont sortis
- Le multivers ouvre la porte aux retours
Le vrai message, il est là. Quand une plateforme renouvelle une série alors que sa première saison n’est même pas arrivée au bout, c’est rarement un geste poli. Pour Stuart Fails to Save the Universe, HBO Max a déjà validé une saison 2, alors que seulement quatre épisodes ont été mis en ligne.
Un renouvellement qui tombe très tôt
Il reste encore cinq épisodes à diffuser, avec un final prévu le 24 septembre, et de nouveaux chapitres arrivent chaque jeudi sur HBO Max. Dans l’économie actuelle du streaming, où les séries ont souvent très peu de temps pour convaincre, ce calendrier pèse lourd.
Résultat ? Le spin-off envoie un signal assez net sur sa santé. Et ce n’est pas juste une impression. Warner affirme, via un communiqué, que la série signe le deuxième plus gros lancement mondial d’une comédie dans l’histoire de HBO Max. Pour une branche aussi inattendue de l’univers The Big Bang Theory, c’est loin d’être anodin.
La franchise change enfin de genre
Depuis la fin de The Big Bang Theory en 2019, la franchise s’était surtout étendue avec Young Sheldon, puis Georgie et Mandy’s First Marriage. Des séries qui restaient dans un terrain familier. Cette fois, le mouvement est différent.
Stuart Fails to Save the Universe, lancée plus tôt cet été, prend des personnages secondaires de la série originale, Kevin Sussman en Stuart, Lauren Lapkus en Denise, Brian Posehn en Bert et John Ross Bowie en Kripke, puis les propulse dans une vraie logique de science-fiction. Pas juste un clin d’œil geek. Une série pensée autour du multivers. Clairement, c’est la première fois que cet univers tente quelque chose d’aussi frontalement décalé.
Les caméos deviennent l’arme du multivers
Le premier épisode l’a montré tout de suite, avec des versions alternatives de Stuart et de Raj. Ce détail change beaucoup de choses, parce qu’il confirme que les personnages suivis ici ne sont pas exactement ceux de la série mère.
Du coup, tout l’intérêt devient narratif. Si les héros sautent d’un univers à l’autre, d’autres visages peuvent revenir presque sans limite. La saison s’est déjà offert Zack, mais aussi une version de Penny, jouée par Kaley Cuoco, dans un registre qui évoque clairement Sarah Connor. Et pour obtenir ces apparitions, Chuck Lorre résumait la méthode ainsi : « Vous demandez. Vous décrochez le téléphone et vous dites, pourriez-vous envisager de le faire ».
Pourquoi ce feu vert compte vraiment
Ce renouvellement dit quelque chose de plus large que le simple sort de Stuart. Channing Dungey, patronne de Warner Bros. Television Group et des réseaux américains de WBD, explique que l’équipe menée par Chuck Lorre, Zak Penn et Bill Prady a livré une lecture originale de cette franchise, et que le public a suivi avec enthousiasme.
On pouvait s’attendre à une extension prudente. C’est presque l’inverse qui se passe. La marque The Big Bang Theory ne se contente plus d’exister par nostalgie, elle teste maintenant jusqu’où un univers de sitcom peut s’étirer sans perdre son identité. C’est souvent là que les franchises tiennent, ou cassent.