Un acteur de Joker avait été approché pour incarner Batman, mais le studio en a décidé autrement

Image d'illustration. The Batman DC / PR-ADN
Alors qu’un acteur de Joker figurait parmi les options envisagées pour incarner Batman, le studio a finalement pris une direction tout à fait différente dans le choix de son interprète, révélant des ambitions inattendues pour le célèbre justicier masqué.
Tl;dr
- Joaquin Phoenix pressenti pour incarner Bruce Wayne.
- Darren Aronofsky voulait un Batman sombre et réaliste.
- Projet abandonné face à la vision de Warner Bros.
Une vision radicale pour le Chevalier Noir
À l’aube des années 2000, alors que le cinéma de super-héros cherchait encore ses marques, un projet audacieux aurait pu bouleverser le mythe du Caped Crusader. Le réalisateur Darren Aronofsky, déjà remarqué pour ses œuvres aussi dérangeantes qu’innovantes telles que Pi ou Requiem for a Dream, était sérieusement envisagé par Warner Bros. pour réinventer Batman. Aux commandes d’un scénario coécrit avec l’illustre scénariste de comics Frank Miller, il souhaitait s’éloigner radicalement des adaptations précédentes.
L’audace Joaquin Phoenix, loin du choix studio
Lors d’un récent entretien au micro du podcast Happy, Sad, Confused, le cinéaste est revenu sur cette aventure avortée. Sans détour, il confie : « J’ai proposé Joaquin Phoenix pour incarner Bruce Wayne. » Ce choix n’a pourtant pas convaincu les décideurs du studio, plus enclins à miser sur des acteurs à la mode comme Freddie Prinze Jr.. Cette divergence artistique majeure a contribué à enterrer un projet qui aurait pu, selon Aronofsky lui-même, insuffler un vent nouveau sur la figure du justicier masqué.
Un Batman brut, bien loin des conventions
L’ambition du tandem Aronofsky-Miller tenait en quelques mots : offrir un Batman viscéral, quasi indécent dans sa rugosité. Fini les gadgets clinquants et la Batmobile en vitrine. Leur script proposait une réinvention totale : Bruce Wayne ruiné et sans-abri, un Alfred absent du rôle de mentor et une galerie de personnages profondément remaniés – citons notamment une version inédite de Selina Kyle ou l’ascension d’un antagoniste principal inédit en la personne de Gillain B. Loeb. Loin des blockbusters calibrés, ce film aurait même décroché un rare classement « R » dans l’univers des super-héros.
Voici ce que la proposition Aronofsky aurait comporté :
- Bruce Wayne dépossédé de sa fortune.
- Sombre atmosphère urbaine inspirée de Year One.
- Aucune concession aux jouets ou produits dérivés.
L’héritage invisible d’un projet fantôme ?
Si ce Batman n’a jamais vu le jour, certains observateurs notent pourtant une filiation avec la trilogie signée par Christopher Nolan. L’approche réaliste et tourmentée du personnage semble avoir puisé aux sources de cette tentative avortée. Reste ce regret palpable chez les fans et les amoureux de cinéma : imaginer ce qu’aurait donné le croisement improbable entre l’univers sombre de Darren Aronofsky et la psychologie torturée d’un héros incarné par Joaquin Phoenix.
