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We Are What We Are : la suite méconnue de Cronos, le chef-d’œuvre gothique de Guillermo Del Toro

Actualités > Films > Guillermo Del Toro
Par CodexZéro,  publié le 14 janvier 2026 à 11h00.
We Are What We Are

Image d'illustration. We Are What We AreCentro de Capacitación Cinematográfica / PR-ADN

Peu de cinéphiles savent que l’héritage de Cronos se cache derrière l’horreur sociale de We Are What We Are.

Tl;dr

  • Guillermo del Toro transforme ses monstres en miroirs humains, dès Cronos, où la créature reste tendre malgré l’horreur.
  • We Are What We Are plonge dans une horreur sociale, révélant les secrets et la corruption d’une famille après la disparition du patriarche.
  • Ces films questionnent la monstruosité et l’humanité, explorant culpabilité, héritage moral et survie dans des mondes impitoyables.

Monstres et humanité : l’empreinte de Guillermo del Toro

Lorsque l’on évoque Guillermo del Toro, difficile d’ignorer sa capacité singulière à sonder l’âme des « monstres ». Loin de se limiter à une fascination esthétique, le réalisateur mexicain cultive, dès ses débuts, une volonté farouche de réhabiliter ces créatures souvent malmenées par la fiction. En témoigne son film inaugural, Cronos, réalisé en 1993. Dans cette relecture stylisée du mythe vampirique, l’auteur offre à son « Créature » une complexité inattendue : victime avant tout, elle refuse de sombrer dans la violence et préserve sa tendresse première. Cet instinct d’humanisation irrigue toute la carrière de Guillermo del Toro, atteignant des sommets dans des œuvres comme Le Labyrinthe de Pan ou L’Échine du Diable, sans pour autant occulter la finesse émotionnelle déjà palpable dans ce premier long métrage.

Un chef-d’œuvre discret devenu culte

À sa sortie, Cronos n’a pas bénéficié d’un accueil retentissant : à peine projeté sur 28 écrans aux États-Unis et porté par une production indépendante majoritairement hispanophone, le film a longtemps été boudé par le grand public. Pourtant, il s’est imposé avec le temps comme un classique du genre. Aujourd’hui, on reconnaît à cette œuvre sa fraîcheur narrative et sa capacité à questionner la frontière ténue entre monstruosité et humanité : peut-on préserver sa part lumineuse lorsque l’horreur s’invite au quotidien ? Difficile d’y rester insensible.

La corruption comme décor de l’horreur

Assez méconnue, une sorte de suite existe néanmoins à Cronos. Il s’agit du film mexicain We Are What We Are, signé par Jorge Michel Grau. À vrai dire, le lien est ténu : seul Tito (interprété par Daniel Giménez Cacho) fait le pont entre les deux récits. Mais qu’importe la filiation officielle : Grau poursuit sous un angle radicalement différent l’exploration des ombres humaines.

Ici, oubliez les chimères surnaturelles. La véritable horreur s’enracine dans la réalité sociale d’une famille gangrenée après la disparition du patriarche. Il ne s’agit pas tant d’un drame sur le deuil que d’une plongée sans concession dans une dynamique familiale minée par un secret inavouable. L’univers dépeint — ville corrompue où quelques-uns croulent sous l’opulence tandis que d’autres survivent — amplifie encore cette descente aux enfers.

Cynisme et héritage : quelle place pour la monstruosité ?

Jorge Michel Grau impose un style âpre et anxiogène qui interroge frontalement la nature de la monstruosité : réponse extrême à un contexte social inique ou fruit d’une dégénérescence morale héritée ? Les dilemmes traversant les personnages sont pertinents — culpabilité, honte, transmission — mais se trouvent parfois étouffés par l’ambiance suffocante du récit.

À noter : pour ceux qui souhaitent prolonger l’expérience, une adaptation américaine menée par Jim Mickle, sobrement intitulée elle aussi We Are What We Are, propose une version plus dépouillée mais non moins mordante.

Derrière ces œuvres labyrinthiques, c’est finalement la même question qui taraude : que reste-t-il de notre humanité face à nos propres ténèbres ?

Le Récap
  • Tl;dr
  • Monstres et humanité : l’empreinte de Guillermo del Toro
  • Un chef-d’œuvre discret devenu culte
  • La corruption comme décor de l’horreur
  • Cynisme et héritage : quelle place pour la monstruosité ?
En savoir plus
  • Il y a 18 ans, un film de monstres révolutionnait Hollywood — et sa suite a surpassé l’original
  • Ce film d’horreur méconnu de 2025 impressionne par la qualité insoupçonnée de ses maquillages
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