Il y a 27 ans, un épisode culte de Friends transformait Ross et expliquait sa mauvaise réputation

Image d'illustration. FriendsHBO / PR-ADN
Il y a 27 ans, un épisode emblématique de la série Friends bouleversait le personnage de Ross Geller. Cet événement marquant reste aujourd’hui l’une des principales raisons expliquant l’impopularité persistante du héros auprès des fans.
Tl;dr
- Ross incarne le personnage le plus clivant de Friends.
- L’épisode du « sandwich » dévoile ses pires défauts.
- La série accentue sa toxicité au fil des saisons.
L’énigme Ross Geller : du « nice guy » à la caricature
Difficile de parler de la sitcom culte Friends sans évoquer la figure controversée de Ross Geller. Adulé ou détesté selon les époques, il divise toujours autant. À la croisée des chemins, un épisode précis marque pourtant une rupture profonde pour ce personnage : celui du fameux « sandwich ».
Le « moist-maker » ou la descente aux enfers
Replongeons dans la saison 5, épisode 9 — « The One With Ross’s Sandwich ». Ce moment est resté gravé dans l’histoire de la télévision, en partie grâce à l’inoubliable réplique « MY SANDWICH ». Pourtant, derrière l’humour et la frénésie autour du fameux « moist-maker » (cette tranche de pain imbibée de sauce qui fait aujourd’hui encore fureur dans les restaurants), se cache bien plus qu’une simple histoire de déjeuner volé. C’est un véritable tournant pour Ross, déjà accablé par son second divorce d’avec Emily. Au bord du gouffre, il laisse éclater une colère qui ne le quittera plus vraiment.
L’exagération des traits et l’évolution du jeu d’acteur
Cet épisode n’est pas qu’un éclat comique : il met à nu les failles du personnage. Sa possessivité, son autoritarisme et surtout son comportement parfois qualifié aujourd’hui de toxicité masculine, s’imposent au premier plan. Par ailleurs, on remarque une évolution notable dans l’interprétation de David Schwimmer, dont le jeu devient plus outrancier — sans que cela n’enlève rien à son talent indéniable pour la comédie physique.
À mesure que la série progresse, tous les personnages se figent dans leurs stéréotypes. Si Joey Tribbiani glisse vers la caricature du benêt attendrissant, Ross, lui, hérite du rôle du « control freak » par excellence.
Quand le miroir grossit les défauts… mais pas seulement
Pour nuancer, rappelons que chaque membre du groupe affiche ses propres contradictions. Certes, ceux qui voient en Ross un homme toxique trouveront ici matière à critiquer. Cependant, il n’est pas dénué de qualités : il sait aussi être drôle ou attentionné.
En fin de compte, si l’on résume les principales critiques adressées au personnage — sa difficulté à lâcher prise, ses emportements injustifiés — elles s’enracinent souvent dans cet épisode pivot. Preuve que même dans une série feel-good comme Friends, les faiblesses humaines ne sont jamais très loin sous la surface.
Friends, rappelons-le, reste disponible sur HBO Max… et suscite toujours autant de débats passionnés.
