Liam Neeson a failli décrocher le rôle emblématique qui a révélé Robin Williams

Image d'illustration. Le Cercle des poètes disparusTouchstone Pictures / PR-ADN
Écarté du film Le Cercle des poètes disparus, il assiste au succès fulgurant de Robin Williams dans le rôle qu’il rêvait de jouer.
Tl;dr
- La carrière de Liam Neeson a été marquée par des opportunités manquées, malgré un potentiel remarqué dès ses débuts au théâtre et ses premiers succès cinématographiques.
- Son éviction du rôle principal dans Le Cercle des poètes disparus illustre les choix commerciaux d’Hollywood et le hasard des tournages qui façonnent les destins.
- Cette trajectoire imprévisible lui a néanmoins permis de se diversifier, alternant rôles dramatiques et héros d’action, et de construire une carrière singulière et durable.
Un destin contrarié pour Liam Neeson
Il y a des trajectoires qui auraient pu bifurquer en un instant. Celle de Liam Neeson fait partie de ces histoires d’opportunités manquées, où une carrière se joue parfois à quelques coups de dés dans les coulisses d’Hollywood. On se souvient encore, pour ceux qui eurent la chance d’assister à ses débuts sur scène dans Translations de Brian Friel, du potentiel flamboyant du jeune acteur irlandais. Dès lors, tout semblait s’accélérer : un rôle marquant dans Excalibur sous la direction de John Boorman, puis une succession de films tantôt salués (The Mission, The Bounty), tantôt oubliables (Krull, High Spirits).
Un casting qui aurait pu tout changer
À la fin des années 1980, alors que le scénario de Le Cercle des poètes disparus suscite l’intérêt des studios, le réalisateur initial, Jeff Kanew, voit en Liam Neeson l’interprète idéal du professeur John Keating. Pourtant, les décideurs de Touchstone Pictures, misant sur un succès commercial, rêvent d’une tête d’affiche : Dustin Hoffman, Tom Hanks voire même Mickey Rourke. Le nom de Liam Neeson ne pèse alors pas assez lourd pour convaincre. Rapidement écarté, il s’oriente vers des projets secondaires comme Next of Kin, choix qui le propulsera par la suite vers des rôles plus audacieux, dont celui qui marquera un tournant inattendu : Darkman.
L’envolée de Robin Williams et l’apport décisif de Peter Weir
Écarté du projet, Liam Neeson assiste en spectateur au recrutement de Robin Williams, fraîchement nommé aux Oscars grâce à son jeu dans Good Morning, Vietnam. Mais là aussi, rien n’est simple. Robin Williams refuse finalement de tourner avec Jeff Kanew. Le tournage capote : décors démontés, équipe dispersée… L’histoire aurait pu s’arrêter là.
Pourtant, coup du sort – ou heureux hasard – le studio propose alors la réalisation à l’Australien Peter Weir. Enthousiasmé par cette collaboration inédite, Robin Williams accepte immédiatement. Sur le plateau, il apporte une dose inattendue de légèreté au scénario sombre initialement prévu. Selon plusieurs témoins du tournage, c’est ce mélange singulier entre gravité et humour qui donnera au film son statut culte.
Un parcours imprévisible et riche en détours
Si certains regrettent ce qu’aurait pu être la performance de Liam Neeson dans Le Cercle des poètes disparus, force est d’admettre que son cheminement atypique lui aura permis d’explorer une diversité rare à Hollywood : tour à tour second rôle charismatique puis figure centrale dans des fresques dramatiques (La Liste de Schindler) ou même héros d’action dans la saga Taken. Ainsi va la destinée dans les arcanes du cinéma : un refus peut ouvrir mille autres portes… sauf peut-être celle d’un univers où Mickey Rourke déclamerait « Ô Capitaine ! Mon Capitaine ! »
