Quand les X-Men de Marvel ont pris la suite directe de Star Trek : Premier Contact

Image d'illustration. X-Men Marvel / PR-ADN
Le film Star Trek : Premier Contact a connu une suite inattendue à travers un crossover original avec les X-Men de Marvel, réunissant l’équipage du capitaine Picard et les célèbres mutants dans une aventure intergalactique unique en son genre.
Tl;dr
- Les X-Men et « Star Trek » ont eu trois crossovers.
- Ces histoires explorent préjugés et univers parallèles.
- Le dernier volet, « Planet X », est un roman.
Quand deux mythes se croisent : l’audace d’un crossover
Réunir les X-Men et l’équipage de l’Enterprise, sur le papier, c’était sans doute un pari osé, mais pas si absurde qu’il n’y paraît. Après tout, ces deux univers nés dans les années 60 se sont tous deux servis des ressorts de la science-fiction pour aborder les questions brûlantes de leur époque. D’un côté, les super-héros mutants de Stan Lee, rejetés par une société qui ne supporte pas la différence ; de l’autre, le rêve utopique de Gene Roddenberry, avec un monde débarrassé des préjugés… du moins sur Terre.
L’irrésistible tentation du multivers
Impossible de résister à la tentation : en 1996, les lecteurs découvrent « Star TreX », première rencontre entre mutants et officiers de Starfleet. À l’origine du choc des mondes : le vilain Proteus, capable d’altérer la réalité, s’allie à Gary Mitchell (apparu dès 1966 dans « Where No Man Has Gone Before »). Un duo improbable qui provoque l’imbrication des deux univers – ce qui donnera lieu à quelques scènes mémorables comme Wolverine face au capitaine Kirk. La confrontation terminée, chaque monde retrouve ses frontières. Ou presque.
Nouveaux héros pour une nouvelle génération
Mais voilà, quand on ouvre une brèche entre dimensions, il faut bien s’attendre à ce qu’elle ne se referme pas totalement… Deux ans après ce premier opus, « Second Contact » propulse cette fois-ci les X-Men dans l’univers de « Star Trek: The Next Generation », peu après le film « Star Trek: First Contact ». Le scénario s’appuie habilement sur une faille temporelle laissée par le long-métrage : c’est ainsi que Kang le Conquérant détourne l’Enterprise-E vers la réalité Marvel. L’heure n’est plus à la surprise : il s’agit désormais d’empêcher Kang d’effacer tous les timelines connus. Les X-Men retrouvent Picard, et certains gags font sourire même les Trekkies les plus endurcis.
L’apothéose improbable avec « Planet X »
Et puisque jamais deux sans trois, un roman vient clore ce triptyque inattendu : « Planet X » de Michael Jan Friedman. Ici, une planète du monde Star Trek voit soudain ses habitants développer des pouvoirs dignes des mutants – ce qui motive une nouvelle intervention des X-Men. Certains clins d’œil réjouiront les initiés : Worf et Wolverine s’entraînent ensemble sur l’holodeck ; le Dr Crusher s’étonne même de la ressemblance frappante entre Picard et Professor X (« C’est troublant… »). Publié en 1998, soit deux ans avant que Patrick Stewart incarne effectivement Professor X au cinéma, ce clin d’œil relève presque de la prophétie.
Pour être honnête : ces histoires tiennent plus du plaisir coupable que du chef-d’œuvre littéraire – mais force est d’admettre que leur ambition narrative a su combler une frange passionnée des fans croisant fiction spéculative et super-pouvoirs.
