On n’est pas couché : Éric Naulleau évoque le duo qu’il formait avec Éric Zemmour
Dix ans après son départ de l'émission, le critique littéraire revient sur son expérience sur le petit écran.
Éditeur et critique de littérature, rien ne prédestinait semble-t-il Éric Naulleau à atterrir sur un plateau de télévision. Mais sa grande expérience de la littérature lui permet d’occuper des postes de chroniqueurs successivement dans Ça balance à Paris sur Paris Première puis On n’est pas couché avec Laurent Ruquier. C’est là qu’il fait la rencontre d’Éric Zemmour, avec qui il va très rapidement noué des liens.
« Il y a eu une amitié immédiate »
Les deux compères sont envisagés par Ruquier comme deux pendants de l’échiquier politique : Naulleau représenterait la gauche, Zemmour la droite. Mais dans les faits, tout ne se passe pas ainsi. Invité sur Non Stop People auprès d’Évelyne Thomas, il est revenu sur son expérience personnelle, qui avait pour rappel démarrée en 2007 avant de s’achever en 2011 :
Le couple Zemmour et Naulleau s’est formé sur le plateau même. Je ne l’avais jamais vu de ma vie. Si, je l’avais aperçu une fois en rendant visite au Figaro pour une raison qui m’échappe […] Donc, le couple s’est formé. Ensuite, il y a eu plusieurs évolutions. D’abord, on était censé incarner un pôle de droite et un pôle de gauche qui s’opposent. Avec Zemmour, n a bien compris — sans se le dire — que c’était quand même plus intéressant de se liguer contre l’invité – c’est-à-dire de l’attaquer un à droite, un à gauche.
Ce couple improbable, formé de façon impromptu, s’entendra de suite à merveille :
Humainement, je me suis tout de suite très bien entendu avec lui. Il y a eu une amitié immédiate, une estime réciproque. On a des choses à se dire. Et puis ensuite, j’ai demandé à Laurent [Ruquier] pourquoi on ne commencerait pas l’émission, parce qu’au début, on intervenait en milieu d’émission. Ça a changé un peu la chose, parce que d’un coup on s’est frotté à tous les invités, donc ça a changé un peu la couleur de l’émission. Et puis surtout, sans le préméditer, on a peu inventer quelque chose, c’est-à-dire réinventé la chronique, car il n’y avait pas de chronique à charge.
Quand à ses regrets vis-à-vis de l’émission, aux coups de sang, aux polémiques, il n’en a pas :
Je pense que si vous revoyez l’intégralité des émissions, vous verriez que j’ai passé 75% de mon temps à dire du bien de ce qui m’était proposé […] Le buzz est pervers car internet retient les clashs.
