Pour décrocher son diplôme, Steven Spielberg s’est appuyé sur deux de ses plus grands films
Steven Spielberg a obtenu son diplôme universitaire en s’appuyant sur deux de ses plus grands succès au cinéma. Le réalisateur a ainsi réussi à concilier sa carrière exceptionnelle à Hollywood et la validation de son parcours académique.
Tl;dr
- Spielberg a quitté l’université pour réaliser ses films.
- Il est retourné terminer son diplôme avec « Schindler’s List ».
- Certains de ses films ont servi de crédits universitaires.
L’irrésistible ascension d’un autodidacte
À la fin des années 1960, une nouvelle génération de réalisateurs américains, souvent surnommée la Film School Generation, bouleverse les codes d’Hollywood. Tandis que des noms comme Martin Scorsese, Francis Ford Coppola, ou encore George Lucas émergent grâce à leur formation académique en cinéma, un jeune homme se distingue par sa trajectoire atypique : Steven Spielberg. Lui n’est pas passé par la case film school, mais s’est passionné très tôt pour le septième art, n’ayant qu’une idée en tête : réaliser des films.
Le choix du grand écran avant le campus
À peine inscrit à la California State University Long Beach, Spielberg est repéré par les studios Universal. Impressionnés par son court-métrage « Amblin’ », ils lui proposent un contrat inédit : sept longs métrages à seulement 21 ans. Face à une telle opportunité, le jeune réalisateur fait un choix radical et abandonne rapidement ses études. Le pari s’avère payant : « Jaws », son troisième film, marque l’histoire du box-office et propulse Spielberg au rang de figure centrale du cinéma américain.
Un retour aux sources et une démarche symbolique
Pourtant, malgré un succès fulgurant – « E.T. », « Jurassic Park » ou « La Liste de Schindler » jalonnant sa carrière – une pointe de regret subsiste. Près de trente ans plus tard, Spielberg décide de revenir sur les bancs de la fac afin d’obtenir ce fameux diplôme qu’il avait laissé de côté. La démarche se veut humble : il suit le même cursus que n’importe quel étudiant du programme Film and Electronic Media, rédige même des dissertations pour des matières générales. Certes, l’organisation diffère quelque peu : l’apprentissage se fait principalement en indépendant et sous pseudonyme pour préserver sa tranquillité.
Quand les chefs-d’œuvre deviennent unités de valeur
Mais une particularité notable marque ce retour universitaire. Pour valider certains modules, Spielberg puise dans sa propre filmographie ; il soumet ainsi « La Liste de Schindler » comme projet final du cours avancé en études cinématographiques – difficile de trouver plus probant ! Autre clin d’œil savoureux : « Jurassic Park » est accepté comme équivalent à un crédit en paléontologie (même si la science-fiction prend parfois le pas sur la rigueur scientifique). À Harvard, lors d’un discours inspirant, Spielberg confiera que chaque film lui a permis d’explorer des disciplines variées — biologie marine avec « Les Dents de la Mer », astronomie avec « E.T. ».
Cette trajectoire illustre qu’au-delà des parcours tracés et des conventions académiques, c’est peut-être la passion — et un brin d’audace — qui façonne réellement une légende du cinéma.
