Jurassic World: Renaissance met fin à une décennie d’habitudes et relance les enjeux pour le cinquième opus

Image d'illustration. Scarlett Johansson, ici dans Jurassic World : RenaissanceUniversal Studios / PR-ADN
Le nouvel opus Jurassic World: Renaissance marque un tournant inattendu dans la saga, rompant avec une décennie de conventions établies. Ce changement pourrait avoir des conséquences majeures sur le développement du prochain film, Jurassic World 5.
Tl;dr
- « Renaissance » triomphe au box-office avec 800 M$.
- Fin du cap du milliard pour la franchise Jurassic.
- Contexte mondial et concurrence pèsent sur les recettes.
Une nouvelle ère pour Jurassic World
Le dernier opus de la saga, Jurassic World: Renaissance, marque un véritable tournant. Délaissant les visages familiers de Chris Pratt et Bryce Dallas Howard, le film s’appuie désormais sur un trio inédit : Scarlett Johansson, Mahershala Ali et Jonathan Bailey. Derrière la caméra, Gareth Edwards insuffle une énergie qui rappelle – parfois – la magie « spielbergienne » des débuts, tout en ouvrant un nouveau chapitre pour cette franchise cinématographique vieille de plus de trente ans.
L’effet box-office : entre tradition et mutation
Si le succès public ne se dément pas, la réalité des chiffres invite à nuancer l’enthousiasme. Avec plus de 800 millions de dollars engrangés à travers le monde, « Renaissance » s’impose comme l’un des blockbusters majeurs de 2025. Pourtant, ce score rompt avec une tradition instaurée depuis 2015 : chaque épisode estampillé « Jurassic World » franchissait jusqu’ici le seuil symbolique du milliard. Le précédent record tenait même du tour de force, avec un pic historique à 1,6 milliard de dollars pour le film fondateur du renouveau. D’ailleurs, il n’est pas prévu que « Renaissance » comble cet écart d’ici à la fin de son exploitation.
Nouvelles dynamiques mondiales et concurrence féroce
Ce décrochage s’explique avant tout par une conjoncture inédite. L’offre cinématographique s’avère particulièrement dense cette année : après le succès de F1: The Movie, puis l’arrivée quasi-simultanée de nouveaux blockbusters tels que Superman et The Fantastic Four: First Steps, les spectateurs ont dû faire des choix. En témoigne le box-office américain où « Renaissance » a cédé sa première place à « Superman ». À cela s’ajoutent les évolutions dans certains marchés-clés :
- Chine : recul net des recettes (–50 % par rapport à « Dominion »), conséquence directe de la volonté de privilégier les productions nationales.
- Japon : lancement prometteur mais concurrence accrue face au nouvel opus de Demon Slayer.
- Europe : résultats en léger retrait ou stables selon les pays.
L’avenir assuré des dinosaures au cinéma ?
Certes, la critique n’a pas totalement suivi (seulement 51 % sur Rotten Tomatoes), mais le public plébiscite l’expérience – un solide 71 % d’avis favorables côté spectateurs. Malgré ce ralentissement relatif, il faut rappeler que franchir les 800 millions de dollars reste aujourd’hui exceptionnel ; seuls quatre films ont réussi pareil exploit en 2024. Autre signe positif : avec un budget contrôlé autour de 180 millions de dollars, la rentabilité est largement atteinte.
Même si « Renaissance » ne tutoie plus les sommets passés, l’ADN « Jurassic » demeure une valeur refuge dans un paysage cinématographique en pleine mutation. La suite n’a pas encore été officialisée par Universal, mais peu doutent que ces géants préhistoriques feront bientôt leur retour sur grand écran.
