Avec The Orville, Seth MacFarlane répond à l’absence laissée par Star Trek

Image d'illustration. The OrvilleFox / PR-ADN
Seth MacFarlane a lancé la série The Orville pour répondre à un manque ressenti dans l’univers de la science-fiction télévisée, estimant que Star Trek avait délaissé certains aspects qui faisaient sa force auprès des fans.
Tl;dr
- « The Orville » s’inspire fortement de « Star Trek ».
- Seth MacFarlane voulait perpétuer l’optimisme pacifiste du Trek original.
- Le projet est né d’un manque de science-fiction télévisuelle classique.
Une série née du vide laissé par Star Trek
Entre 2005 et 2017, le paysage de la science-fiction télévisuelle semblait orphelin. Après l’échec commercial du film « Star Trek : Nemesis » en 2002 et la fin prématurée de « Enterprise », la franchise culte paraissait bel et bien moribonde. Les reboots menés par J.J. Abrams, même auréolés de succès en salles, s’écartaient radicalement de l’esprit originel, privilégiant l’action au détriment des débats éthiques et du pacifisme chers à Gene Roddenberry. Dans ce contexte, difficile pour les nostalgiques de retrouver ce qui faisait l’essence du « Trek ».
L’ambition singulière de Seth MacFarlane
À contre-courant de sa réputation bâtie sur des comédies irrévérencieuses comme « Family Guy » ou « Ted », Seth MacFarlane, grand admirateur depuis l’enfance des valeurs véhiculées par « Star Trek », décide alors d’agir. Frustré par la direction prise par CBS et son nouveau projet « Discovery », dont il jugeait le ton trop violent et trop feuilletonnant, il tente tout d’abord de proposer sa propre vision à la chaîne. Refusé, il se lance dans la création d’un hommage assumé : ainsi naît « The Orville ».
L’héritage revendiqué du modèle Trek
Dès ses premiers épisodes, « The Orville » affiche sans détour sa parenté avec « Star Trek: The Next Generation ». On retrouve :
- Un vaisseau spatial opérant sous une organisation interplanétaire tournée vers la paix ;
- Des uniformes colorés rappelant ceux du célèbre équipage ;
- L’exploration d’enjeux moraux ou scientifiques lors de missions diplomatiques.
Au-delà des clins d’œil esthétiques, le choix délibéré du ton — alternant entre humour et réflexions humanistes — reflète l’attachement profond de MacFarlane à la philosophie roddeberrienne : non-violence, primauté des principes éthiques, respect absolu pour toute forme de vie.
Croisement des univers et fidélité aux racines
En coulisses aussi, les liens sont patents : Brannon Braga (scénariste historique), Jonathan Frakes (réalisateur emblématique) ou encore Penny Johnson Gerald (actrice phare) incarnent cette passerelle entre l’ancien et le nouveau. Pour MacFarlane, il s’agissait moins d’imiter que de ranimer un esprit disparu : selon ses mots : « Cela a toujours été le respect pour la vie qui m’a marqué enfant… c’est même pour ça que je n’écrase jamais une araignée chez moi. »
Si certains y voient une simple parodie, beaucoup reconnaissent aujourd’hui en « The Orville » un digne héritier – parfois plus fidèle que les œuvres officielles – du message humaniste qui a fait la grandeur de « Star Trek ».
