Backrooms dépasse Star Wars, Obsession accélère au box-office mondial

Backrooms
Image d'illustration. Backrooms — A24 / PR-ADN

Les deux surprises horrifiques de l’été grignotent Star Wars. Backrooms vient de doubler The Mandalorian and Grogu aux Etats-Unis.

  • Backrooms dépasse Star Wars aux États-Unis
  • Obsession franchit le cap mondial des 300 millions
  • Le film Star Wars s’effondre très vite

On attendait un été dominé par Star Wars. Pour l’instant, ce sont deux films d’horreur indés qui dictent le rythme. Et ce n’est pas un simple accident de calendrier, mais un vrai retournement de dynamique au box-office.

L’été a changé de patron

Depuis une semaine, Obsession avait déjà pris l’ascendant sur The Mandalorian and Grogu au box-office américain. Cette fois, c’est Backrooms qui passe devant à son tour. D’après Deadline, le film a atteint environ 156 millions d’euros (167,88 M$) aux États-Unis, contre environ 156 millions d’euros (167,8 M$) pour le spin-off de Star Wars.

L’écart reste infime, presque un match nul sur le papier. Mais la tendance compte plus que la photo du jour. Backrooms devrait creuser un peu, pendant que The Mandalorian and Grogu ralentit franchement.

Le vrai signal, c’est la chute de Star Wars

Au départ, le film n’avait rien d’un pari impossible. Son budget, environ 153 millions d’euros (165 M$), était même le plus bas des films Star Wars de l’ère Disney, avec un week-end de lancement favorable et peu de concurrence frontale.

Mais la mécanique s’est cassée très vite. Après une ouverture mondiale d’environ 155 millions d’euros (167 M$), le film a plongé de 70,1 % dès son deuxième week-end. Puis la suite a confirmé la casse, sortie du top 5 domestique dès la troisième semaine, seulement environ 4 millions d’euros (4,8 M$) le week-end dernier, et surtout une perte rapide de salles, de 4 300 au lancement à 2 680 une semaine plus tôt.

Bref, le problème n’est pas l’ouverture. C’est l’absence de tenue dans le temps.

Obsession a déjà le monde en ligne de mire

C’est là que Obsession devient fascinant. Le film vient de franchir environ 279 millions d’euros (300 M$) dans le monde, alors que The Mandalorian and Grogu pointe à environ 296 millions d’euros (317,8 M$). L’écart, environ 16 millions d’euros (17 M$), paraît désormais très fragile.

Le week-end dernier, Obsession a encore récolté environ 18 millions d’euros (19 M$) aux Etats-Unis. Surtout, il n’est jamais descendu sous la quatrième place du classement quotidien domestique depuis sa sortie. Pour un film d’horreur, c’est rarissime. Le genre vit souvent sur un énorme démarrage, puis décroche sec.

Backrooms n’a pas dit son dernier mot

Le parcours de Backrooms ressemble davantage à ce modèle. Démarrage énorme, environ 76 millions d’euros (81,4 M$) sur le marché américain, puis recul de 67,7 % au deuxième week-end. Quand même, le film continue de faire mieux que The Mandalorian and Grogu sur la durée.

À l’échelle mondiale, Backrooms totalise environ 260 millions d’euros (279,8 M$) au 18 juin. Le retard sur le film Star Wars, environ 35 millions d’euros (38 M$), reste réel. Mais avec encore plus de 3 400 salles et un dernier week-end à environ 11 millions d’euros (11,5 M$), la course reste plus serrée que prévu.

Ce que raconte ce duel, au fond, dépasse ces trois titres. Une franchise géante ne suffit plus si le bouche-à-oreille patine. Et à l’inverse, un film de genre peut aujourd’hui transformer l’enthousiasme du public en force industrielle très concrète.