Ce préquel officiel de Pirates des Caraïbes a presque disparu

Pirates des Caraïbes
Image d'illustration. Pirates des Caraïbes — Disney / PR-ADN

Disney a bien sorti un préquel officiel de Pirates des Caraïbes en 2011. Un court métrage canon, oublié, aujourd’hui visible en ligne.

En bref

  • Les Fiancées du Capitaine Jack Sparrow est un court-métrage officiel de 2011 qui raconte les fiançailles de Jack avec deux femmes.
  • Pensé comme un possible spin-off, il devait ouvrir la voie à d’autres histoires autour du Code pirate.
  • Le projet n’a jamais eu de suite, illustrant la volonté de Disney d’exploiter au maximum la franchise.

Il y a bien un préquel officiel de Pirates des Caraïbes que pas mal de fans n’ont jamais vu. Son nom, Les Fiancées du Capitaine Jack Sparrow. Dix minutes, sorties en 2011, d’abord coincées dans un coffret Blu-ray des quatre premiers films, puis mises en ligne depuis.

Un bout de canon que presque personne n’a vu

Aux commandes, on trouve James Ward Byrkit, le cinéaste derrière Coherence et The Forest. Visuellement, le court tient la route, riche, coloré, avec de vrais moyens à l’écran. Là où ça coince, clairement, c’est sur l’humour. Le film cherche la farce pirate, mais il force tellement le trait qu’il finit surtout par rappeler qu’un univers de franchise n’a pas automatiquement besoin d’être étiré.

Deux fiancées de Jack Sparrow, des chèvres et le Code pirate

L’histoire suit Giselle et Scarlett, deux personnages très secondaires des longs métrages, incarnées par Vanessa Branch et Lauren Maher. Les deux attendent leur mariage en robe blanche, avant de comprendre qu’elles sont toutes les deux promises à Jack Sparrow, joué dans la saga par Johnny Depp. Résultat ? Le vaurien a doublé tout le monde, évidemment.

Et le court bascule vite vers une vente aux enchères de femmes devant une assemblée de pirates. Les héroïnes exultent en apprenant qu’elles ont été vendues pour 702 chèvres, avant de déchanter quand le commissaire-priseur, joué par John Vickery, explique qu’il garde 100% de commission. Sa justification tient dans un énorme livre, le Code pirate, que toute la salle respecte instantanément.

Il y a bien une idée amusante au milieu du chaos. Quand les femmes réalisent qu’elles sont traitées comme des biens, elles comprennent aussi que leur « propriétaire » doit répondre de leurs actes. L’une frappe alors un pirate grincheux, qui menace de tuer le commissaire-priseur. Le court se termine avec le Code enfermé dans un coffre.

Le vrai sujet, c’était surtout la franchise

Ce petit appendice n’existe pas par hasard. Disney a passé les années 2000 à presser la marque après l’énorme carton de Pirates des Caraïbes: La Malédiction du Black Pearl en 2003. Le film de Gore Verbinski, long de 143 minutes et budgété à 140 millions de dollars a rapporté plus de 650 millions de dollars.

La suite, on la connaît. Pirates des Caraïbes: Le Secret du coffre maudit, puis Pirates des Caraïbes: Jusqu’au bout du monde, encore plus gros, encore plus longs, encore plus chers, jusqu’à 300 millions de dollars pour le troisième. Et ça a payé, avec 1,06 milliard de dollars pour le deuxième, puis 962 millions de dollars pour le troisième. Même Pirates des Caraïbes: La Fontaine de Jouvence a passé le milliard. Depuis, Disney court toujours après cette sensation-là, avec des essais comme Lone Ranger: Naissance d’un héros ou Jungle Cruise, nettement moins glorieux au box-office.

Un pilote déguisé qui n’a jamais eu de suite

Le détail le plus intéressant n’est même pas dans l’intrigue. C’est le titre. Les Fiancées du Capitaine Jack Sparrow sonnait comme le début d’une mini-anthologie connectée au canon de la saga. James Ward Byrkit l’avait d’ailleurs dit au Washington Post : « J’imaginais quelque chose basé sur le livre du Code pirate, parce que cela impliquait un dispositif capable de relier plus tard d’autres histoires ».

Le tournage a duré trois jours, en réutilisant les décors de Pirates des Caraïbes: Jusqu’au bout du monde avant leur démolition. Ambitieux, malin côté production. Mais sans suite. Et ça raconte beaucoup sur Disney, quand même : dès qu’une franchise explose, tout devient matière à spin-off, même dix minutes presque oubliées.

CodexZéro

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