Daniel Radcliffe dans une adaptation d’un roman du fils de Stephen King, boudée par la critique

Image d'illustration. Daniel Radcliffe HornsRed Granite Pictures / PR-ADN
Dans le film Horns, le comédien britannique Daniel Radcliffe incarne Ignatius Parrish, un homme transformé en « diable » qui cherche à élucider le meurtre de sa compagne.
Tl;dr
- Horns adapte le roman de Joe Hill en mêlant fantastique, thriller et comédie noire autour d’un homme injustement accusé doté de cornes aux pouvoirs révélateurs.
- Malgré un casting solide mené par Daniel Radcliffe, le film souffre d’une tonalité instable et d’un scénario jugé inégal.
- Accueilli tièdement par la critique, il reste une œuvre singulière qui illustre les choix audacieux d’Alexandre Aja et la carrière atypique de Daniel Radcliffe.
Une adaptation sulfureuse et déconcertante
Lorsque le film Horns sort en 2013 sous la houlette d’Alexandre Aja, il intrigue autant qu’il déroute. Adapté du roman de Joe Hill — fils de l’incontournable Stephen King et auteur, entre autres, des comics Locke & Key — ce long-métrage mise sur une idée forte : un homme accusé à tort du meurtre de sa compagne se réveille affublé de cornes démoniaques. Mais voilà, cette transformation s’accompagne d’un étrange pouvoir : tout interlocuteur croisé par Ignatius « Ig » Parrish, incarné avec conviction par Daniel Radcliffe, se voit contraint d’avouer ses pires secrets. Une malédiction qui pourrait bien devenir atout dans sa quête de vérité.
Un casting éclectique pour un récit tortueux
Au fil des scènes, le spectateur retrouve un florilège de visages connus. Du père endeuillé campé par David Morse, aux parents d’Ig incarnés par Kathleen Quinlan et James Remar, en passant par la présence singulière de Heather Graham. Quelques clins d’œil parsèment également le film : on découvre ainsi une jeune Merrin jouée par la pop star montante Sabrina Carpenter. Mais si l’ensemble du casting semble solide, il peine parfois à transcender un scénario oscillant constamment entre le thriller noir, le fantastique horrifique et la comédie noire.
Critiques partagées et réception tiède
Avec seulement 41% d’avis favorables sur Rotten Tomatoes (122 critiques), Horns n’a pas réussi à convaincre massivement.
Parmi les griefs fréquemment cités :
- Tonalité fluctuante.
- Lourdeur symbolique.
- Longeur excessive.
Certains, à l’image de Chris Nashawaty (Entertainment Weekly) ou Christy Lemire (RogerEbert.com), pointent du doigt une hésitation permanente du film entre plusieurs genres et regrettent son manque de cohérence. D’autres, toutefois, reconnaissent une réelle inventivité dans ce portrait d’un homme rejeté, qui finit par accepter son statut de « diable » aux yeux de tous.
Entre choix singuliers et carrières mouvantes
Derrière la caméra, le parcours d’Alexandre Aja illustre une relation complexe avec le cinéma de genre : après avoir explosé grâce à High Tension, il oscille entre réussites populaires (Piranha 3D, The Hills Have Eyes) et projets plus inégaux. Quant à Daniel Radcliffe, il confirme ici son goût pour les rôles hors-norme ; depuis Horns, on l’a vu incarner aussi bien Igor que… un cadavre improbable dans Swiss Army Man. Une trajectoire loin des sentiers battus qui continue de surprendre.
