Bien avant la suite annoncée, Tom Cruise avait déjà laissé son empreinte sur Days of Thunder, rare film où la star a décroché un crédit à l’histoire.
En bref
- Tom Cruise n’était pas seulement la star de Days of Thunder, il en a aussi imaginé l’histoire.
- Tout est parti de sa fascination pour la NASCAR.
- Après un échec critique, le film a gagné une seconde vie auprès du public.
Le plus amusant avec Days of Thunder, c’est qu’il revient dans la conversation au moment où sa suite est déjà dans les tuyaux. Et là, un détail change la lecture du film, Tom Cruise n’y était pas seulement la star, il avait aussi un crédit à l’histoire.
Un crédit rare, et pas décoratif
Depuis Top Gun, Tom Cruise pèse lourd dans la fabrication de ses films. Pas partout, il y a eu des exceptions notables avec Stanley Kubrick sur Eyes Wide Shut ou dans ses collaborations avec Steven Spielberg. Mais, le plus souvent, il arrive très tôt dans le process, balance des idées, pousse le projet, motive le plateau, et parfois serre la vis quand il le juge nécessaire, comme sur Mission: Impossible, Dead Reckoning pendant les protocoles Covid.
Ce qui frappe, c’est qu’il ne court pas après les crédits. Star, puis souvent producteur, ça lui suffit généralement. Vu que ses films ont cumulé 13 milliards de dollars au box-office mondial, on va dire qu’il a gagné le droit d’avoir son mot à dire. Mais un crédit officiel de co-auteur de l’histoire, chez lui, c’est rare. Et pour Days of Thunder, clairement, ce n’était pas volé.
Pourquoi la course auto l’a happé ?
Tout part d’une obsession très concrète. Sur The Color of Money de Martin Scorsese, Tom Cruise tourne avec Paul Newman, et c’est ce dernier qui allume la mèche de sa passion pour la course automobile.
Les deux assistent ensuite à un événement presse organisé par Hendrick Motorsports. Il y a la conduite d’une voiture de course, puis un dîner avec l’équipe, nourri de récits assez dingues pour convaincre Cruise qu’il y avait là un film à faire. Pas juste un décor cool, un vrai moteur narratif.
Un script remanié jusqu’à l’épuisement
Le projet se construit d’abord avec Warren Skaaren, déjà passé par des réécritures sur Top Gun. Pendant deux ans, il livre dix versions du script. Toutes finiront mises de côté quand Tom Cruise persuade Robert Towne, le scénariste de Chinatown, de rejoindre l’aventure.
Towne repart de zéro. Mais l’ossature reste celle imaginée par Cruise. Il y aura encore beaucoup, beaucoup de versions, au point de retarder le début du tournage. Le film, réalisé par Tony Scott, sort finalement le 27 juin 1990 avec Cruise dans la peau de Cole Trickle, pilote NASCAR aussi talentueux qu’inconscient, dont l’obsession de la vitesse finit presque par le tuer avant qu’il n’apprenne à mieux canaliser son talent.
Échec critique hier, revanche tardive aujourd’hui
À sa sortie, Days of Thunder se fait plutôt démonter par la critique. Et côté box-office, le film ne casse pas la baraque avec 158 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 60 millions de dollars.
Mais le film a grignoté sa revanche à la télévision, avec une rotation massive qui lui a visiblement construit un vrai public. C’est même ce qui rend l’annonce de Days of Thunder 2, prévue le 2 juin 2028, assez logique. Et la vraie question, pour les fans, elle est là, est-ce que Tom Cruise ira chercher un nouveau crédit à l’histoire ?