Le prochain film Star Wars affiche déjà un budget colossal, supérieur à celui du Réveil de la Force au même stade. Un signal très clair côté Disney.
En bref
- Star Wars: Starfighter dépasse déjà Le Réveil de la Force en dépenses au même stade de production.
- Le film misera sur une intrigue inédite, située cinq ans après L’Ascension de Skywalker.
- Attendu le 28 mai 2027, Star Wars: Starfighter devra convaincre un public devenu plus difficile à séduire.
Le chiffre claque un peu. Star Wars: Starfighter a déjà englouti 226,5 millions de dollars à la fin du tournage, d’après Forbes. Et pas juste beaucoup d’argent, non. Assez pour dépasser Le Réveil de la Force au même stade de sa production, ce qui n’est pas exactement une petite ligne comptable dans l’histoire de la franchise.
Un budget qui dit tout sans spoiler le film
Ce montant peut faire lever un sourcil. Quand un studio met autant sur la table avant même la sortie, on pense vite au dérapage. Mais ici, le plus intéressant est ailleurs. Disney sait très bien ce qu’il joue.
Pendant des années, Lucasfilm a annoncé, repoussé, laissé flotter pas mal de projets Star Wars. Celui-ci, lui, existe pour de bon, avec une date calée au 28 mai 2027. Résultat, ce budget ressemble moins à une folie qu’à un message très simple, le prochain film doit compter.
Pourquoi Disney n’a plus le droit au faux départ ?
Le contexte n’aide pas à rester zen. The Mandalorian and Grogu paraissait promis à un bel élan, puis le film s’est planté au box-office. Et sur les quinze dernières années, la marque Star Wars a trop souvent alterné entre emballement immédiat et grosses turbulences.
Du coup, Disney et Lucasfilm n’ont pas seulement besoin d’un film correct. Il leur faut un film qui rassure, qui relance, qui prouve que la machine cinéma n’est pas coincée en mode pilote automatique. Clairement, Star Wars: Starfighter porte ce poids-là.
Ryan Gosling, Shawn Levy et un cadre enfin un peu neuf
Sur le papier, le projet n’arrive pas les mains vides. Ryan Gosling mène le casting, et ce n’est pas rien. Avec Shawn Levy à la réalisation, le tandem aurait d’ailleurs si bien fonctionné que Marvel les a récupérés aussi pour le futur film Ghost Rider.
Autre détail qui compte, l’histoire se situerait cinq ans après L’Ascension de Skywalker. Et elle ne semble pas tourner autour des Skywalker ni des Jedi. Franchement, pour une saga qui recycle parfois ses totems avec une application presque bureaucratique, ce pas de côté a quelque chose de bienvenu.
Le vrai obstacle, c’est le public Star Wars
Mais il y a le nerf de la guerre, le public. La fanbase Star Wars a la réputation d’être changeante, bruyante et très sûre de ses avis. Vous voyez le tableau. Le film grimpe déjà une côte avant même d’avoir montré grand-chose.
Bon, ce budget n’offre aucune garantie sur la qualité finale. On a déjà vu des blockbusters hors de prix finir en accident industriel. En revanche, il dit une chose utile, Disney traite Star Wars: Starfighter comme un dossier prioritaire, avec les moyens et l’effort qui vont avec. Pour la franchise, ce n’est pas un détail. C’est peut-être même le test le plus important depuis longtemps.