Kevin Feige compare l’arrivée de Doctor Doom à celle de Thanos. Sauf que pour beaucoup de fans, le vrai problème est ailleurs.
En bref
- Kevin Feige compare Doom à Thanos
- Les fans jugent l’arrivée de Doom trop brusque
- Kang reste le gros non-dit du dossier
Le souci, pour Marvel Studios, n’est pas de vendre Doctor Doom. Le souci, c’est de faire croire que son arrivée dans le MCU n’a rien de précipité.
Au San Diego Comic-Con, le studio avait de quoi occuper la Hall H, avec un nouveau Ghost Rider joué par Ryan Gosling, un nouveau Black Panther incarné par David Jonsson, et de nouvelles images de Spider-Man: Brand New Day comme de Avengers: Doomsday. Sauf que c’est bien Robert Downey Jr. en Doom qui a capté l’attention. La bande-annonce de Doomsday, très orientée action, le plaçait au centre et insistait sur sa puissance de méchant multiversel.
Feige défend un pari narratif très précis
Dans les échanges avec Brandon Davis, Kevin Feige a répondu frontalement à la critique principale des fans, l’idée que Doctor Doom débarque sans vraie montée en puissance. Son argument est simple. Selon lui, on a reconstruit avec le temps un faux souvenir du cas Thanos, comme si le personnage avait bénéficié d’un long arc avant Infinity War.
Il rappelle que Thanos apparaissait peu, en gros quelques scènes très courtes. Feige dit même, en parlant de cette perception gonflée avec les années, « La montée en puissance de Thanos a grandi dans la tête des gens au fil du temps ». Et il ajoute que Doomsday sera justement la vraie introduction de Doom, un film pensé pour ceux qui le connaissent déjà via les comics comme pour ceux qui ne voient pas encore qui il est.
Sur le papier, la comparaison avec Thanos n’est pas absurde
Là-dessus, il n’a pas complètement tort. Avant Infinity War, Thanos restait surtout une silhouette, un type assis sur un fauteuil, un gant enfilé, une menace aperçue sur un écran face à Ronan. Pas mal de fans se moquaient même de cette présence minimale, au point d’en faire des mèmes.
Et il y a un détail qui compte. Joss Whedon a lui-même admis que la scène post-générique du premier Avengers venait surtout de son affection pour le personnage, sans certitude sur la suite.
Pourquoi les fans ne suivent pas
Mais la comparaison bloque quand même. Pas pour une question de temps d’écran, plutôt pour une question de présence.
Même avec peu de matière, Thanos planait sur le MCU. Entre ses teasers et d’autres moments dans Guardians of the Galaxy ou Thor: The Dark World, on sentait qu’il existait déjà dans ce monde. Doctor Doom, lui, arrive comme un personnage totalement neuf dans la franchise. Et ça change tout pour la réception du public.
Le vrai angle mort s’appelle Kang
Surtout, il y a l’éléphant dans la pièce, Kang. Vous pouvez défendre la méthode choisie pour Doom, mais difficile d’ignorer qu’un autre grand antagoniste avait été lancé pour un arc bien plus structuré. On ne sait toujours pas comment le MCU expliquera la disparition de la menace portée par Jonathan Majors, ni comment Doom prendra la place dans cette mécanique du multivers.
Résultat, beaucoup de fans lisent Doctor Doom comme une substitution de dernière minute, pas comme un plan patiemment construit. Et c’est là que se joue l’essentiel. Avengers: Doomsday sortira au cinéma le 18 décembre, y compris en Infinity Vision. D’ici là, Marvel ne vend pas seulement un film, il doit recoller une trajectoire.