En un week-end, Five Nights at Freddy’s 2 surpasse tous les films Stephen King de 2025 au box-office

Image d'illustration. Five Nights at Freddy’s 2Blumhouse Productions / PR-ADN
Le deuxième volet de la saga Five Nights at Freddy’s a surpassé en un seul week-end tous les films adaptés des œuvres de Stephen King prévus pour 2025, s’imposant ainsi comme le nouveau phénomène du box-office.
Tl;dr
- Five Nights at Freddy’s 2 surclasse tous les films King 2025.
- Score critique faible, mais carton au box-office mondial.
- Les adaptations Stephen King peinent face à cette suite.
Un démarrage fulgurant malgré les critiques
Malgré un score critique décevant – à peine 15% sur Rotten Tomatoes – la suite tant attendue de Five Nights at Freddy’s 2 a attiré en masse les spectateurs ce week-end. En concurrence avec des mastodontes comme le second week-end de Zootopia 2 et la troisième semaine de Wicked: For Good, le film a réussi à amasser pas moins de 64 millions de dollars rien qu’aux États-Unis. En ajoutant les recettes internationales, ce sont déjà plus de 110 millions de dollars engrangés dans le monde en trois jours.
L’échec relatif des adaptations Stephen King en 2025
Le contraste est frappant quand on regarde du côté des quatre adaptations cinématographiques sorties en 2025 et inspirées par l’univers de Stephen King. Ces films, pourtant mieux accueillis par la critique, ont été surpassés par la performance éclaire de cette suite horrifique, que certains attendaient au tournant après la chute rapide du premier volet — qui avait, il faut le rappeler, bénéficié d’une sortie simultanée sur Peacock. Cette fois-ci, pas d’alternative au cinéma : le public s’est déplacé.
Bilan contrasté pour les œuvres adaptées du maître de l’horreur
Chacune des adaptations kingiennes a connu un destin singulier :
- The Monkey, signé Osgood Perkins : succès modéré (77% sur Rotten Tomatoes), près de 69 millions récoltés pour un budget minimal.
- The Life of Chuck, présenté à Toronto puis oublié dans les salles américaines, n’a rapporté que 19 millions au total.
- The Long Walk, réalisé par Francis Lawrence : salué pour sa fidélité et sa qualité (88%), mais resté discret avec ses 63 millions au box-office.
- The Running Man, version Edgar Wright, s’enlise avec seulement 36 millions aux États-Unis et un flop mondial attendu malgré un casting solide.
Une dynamique qui interroge Hollywood
Face à ces chiffres, difficile d’ignorer la popularité insolente de la franchise animatronique. En seulement trois jours, la suite a effacé les scores annuels cumulés des films estampillés Stephen King. Même si l’avenir du second volet dépendra aussi du maintien en salles et du bouche-à-oreille — le premier ayant chuté après son démarrage canon — cette performance confirme qu’à Hollywood, un phénomène populaire peut parfois défier toute logique critique et bousculer les attentes autour d’adaptations prestigieuses.
