Deux réalisatrices approchées pour la série Harry Potter de HBO ont refusé. En cause, la polémique persistante autour des positions anti-trans de J.K. Rowling.
En bref
- Deux réalisatrices ont publiquement refusé la série Harry Potter, en raison de la controverse autour de J.K. Rowling.
- La polémique autour de J.K. Rowling reste un problème d’image pour HBO, malgré un casting qui continue de se renforcer.
- La production avance malgré tout, avec une première saison toujours prévue pour le 25 décembre 2026.
Deux réalisatrices approchées pour la série Harry Potter de HBO ont refusé, et elles ne l’ont pas fait en douce. Là, on parle d’un non public, limpide, assumé. Dans l’industrie, ce genre de prise de position compte, parce qu’elle transforme une controverse de fond en problème d’image très concret pour un projet déjà ultra exposé.
Un refus public qui ne laisse aucune place au doute
Ally Pankiw, passée par Black Mirror et scénariste sur Schitt’s Creek, a partagé sur Instagram une capture d’un échange avec l’un de ses représentants chez WME. On lui demande, en gros, si Harry Potter est un refus catégorique. Sa réponse, elle, ne cherche pas l’arrondi : « Absolument pas, bordel ! lol. (Mais merci d’avoir demandé.) »
Le plus parlant, c’est que l’agent répond qu’il s’en doutait, et qu’il est d’accord. Pas vraiment la trace d’un simple agenda trop chargé.
Et Kate Herron, réalisatrice de Loki et Sex Education, a enfoncé le clou sous le post d’Ally Pankiw. Elle explique qu’on l’a approchée deux fois, et que sa réponse ne changera jamais : non. Ally Pankiw a résumé sa position avec une formule très directe, en disant qu’il était aussi simple que ça de refuser de financer la transphobie.
La série traîne toujours l’ombre de J.K. Rowling
Si ces refus claquent autant, c’est parce que la série vit avec cette polémique depuis son annonce. J.K. Rowling reste au centre des critiques pour son activisme anti-trans. Le site de GLAAD recense d’ailleurs ses déclarations publiques sur le sujet ainsi que son soutien financier à des initiatives anti-trans.
Parmi les exemples cités, J.K. Rowling a donné près de 100.000 dollars à For Women Scotland. Ce groupe a obtenu gain de cause contre le Parlement national écossais dans une affaire visant à définir légalement une femme comme une personne assignée femme à la naissance.
Résultat ? Pour une partie du public, la magie de la franchise a pris un sale coup.
HBO avance quand même, avec un casting qui se remplit
Le plus frappant, c’est que cette controverse ne bloque pas la machine. La série de HBO, adaptation des livres de J.K. Rowling, tourne depuis plus d’un an et sa première saison est pour l’instant prévue le 25 décembre 2026.
Côté talents, tout le monde ne ferme pas la porte. Mike Mylod, double lauréat des Primetime Emmys pour Succession, est cité parmi les noms qui n’ont pas eu ce problème. Même logique pour les acteurs déjà associés au projet, comme Janet McTeer, Paapa Essiedu, Nick Frost ou John Lithgow. Et cette semaine, Nicholas Hoult a été annoncé dans le rôle de Gilderoy Lockhart.
Bref, la série a toutes les chances de devenir un hit. Mais la bataille autour de J.K. Rowling, elle, ne va clairement nulle part.