Il y a 33 ans, sortait la suite d’un film de Noël culte qui a précipité la chute de sa saga

Image d'illustration. Maman, j'ai encore raté l'avionHughes Entertainment / PR-ADN
Il y a 33 ans, sortait en salle la suite d’un film de Noël devenu culte. Malgré son succès initial et sa popularité persistante, ce second opus a marqué le début du déclin de la franchise auprès du public.
Tl;dr
- Maman, j’ai encore raté l’avion ! : une suite réussie, mais fatale à la saga.
- L’après-Maman, j’ai encore raté l’avion ! : absence de magie et d’inspiration.
- New York et l’esprit de Noël brillent dans ce film culte.
L’héritage contrasté d’une suite culte
Il y a tout juste trente-trois ans, le public découvrait Maman, j’ai encore raté l’avion !, une suite qui allait marquer l’histoire du cinéma familial… mais aussi précipiter la chute de la franchise. Sorti le 20 novembre 1992, deux ans après le succès fulgurant du premier opus, ce film s’imposait comme une exception dans le paysage des suites hollywoodiennes, souvent décevantes, surtout lorsqu’elles touchent au registre des films de fêtes.
Une recette éprouvée… mais jusqu’où ?
Reprenant la mécanique bien huilée du scénario original, cette fois transplantée au cœur de New York City, Maman, j’ai encore raté l’avion ! propose au jeune Kevin McCallister – incarné par Macaulay Culkin – une nouvelle aventure en solo. Alors que sa famille tente maladroitement d’éviter un remake du fiasco parisien, le hasard propulse Kevin dans la Grosse Pomme avec le portefeuille paternel. Entre escapades luxueuses au Plaza Hotel et retrouvailles improbables avec les mêmes criminels que dans l’épisode précédent, il y avait, disons-le franchement, de quoi lever les yeux au ciel quant à la vraisemblance du scénario.
Mais c’est précisément ce mélange d’absurde et de tendresse qui contribue à faire de cette suite une lettre d’amour à l’esprit de Noël new-yorkais. La ville devient personnage à part entière, ponctuée de références à ses lieux emblématiques et même d’un caméo devenu célèbre.
Là où la magie opère encore
Ce deuxième volet brille particulièrement grâce à ses thématiques universelles : amitié inattendue entre Kevin et une femme sans-abri, maturation sensible du héros face à l’adversité et célébration chaleureuse des liens familiaux. Le long-métrage referme habilement l’arc narratif du jeune garçon : la boucle semblait bouclée, les bandits remis à leur place… Rien ne semblait justifier d’aller plus loin.
L’après-Maman, j’ai raté l’avion ! : une succession d’impasses créatives
Pourtant, cinq ans plus tard, la saga tentait un retour désespéré avec un troisième épisode. Exit Kevin et sa tribu : nouveau casting, intrigue invraisemblable mêlant agents internationaux et terrorisme nord-coréen (!)… Même la magie des fêtes s’était évaporée. Les tentatives ultérieures pour ressusciter l’ambiance originelle – retour au cadre hivernal ou réintégration familiale – n’ont jamais retrouvé l’alchimie du duo initial.
Force est de constater que Maman, j’ai encore raté l’avion !, en atteignant une forme d’accomplissement parfait pour son héros comme pour ses spectateurs, a fermé définitivement la porte à toute renaissance crédible de la franchise. Au moins reste-t-il cet éclat inimitable : New York sous la neige et l’insouciance magique des fêtes vues par un enfant.
