Il y a 6 ans, une série DC inattendue surprenait avec un final haletant

Image d'illustration. WatchmenHBO / PR-ADN
Il y a six ans, une série issue de l’univers DC, malgré des attentes initiales très basses, a surpris tout le monde en captivant les spectateurs avec une fin de saison marquante, portée par un suspense haletant et inattendu.
Tl;dr
- La série de HBO Watchmen se conclut par un cliffhanger marquant.
- L’intrigue explore l’héritage de Doctor Manhattan.
- La série innove face au pessimisme du comic original.
Un final audacieux pour Watchmen sur HBO
Difficile d’ignorer la façon dont les adaptations télévisées issues de l’univers DC choisissent leurs sorties. Si des séries comme Arrow, pionnière de l’Arrowverse, ont marqué leur public en rassemblant tous les proches d’Oliver Queen pour une ultime mission, ou que Smallville a su captiver jusqu’à la dernière image — celle où Clark Kent, vêtu de son costume de Superman, s’élève enfin pour sauver Metropolis —, toutes ne suivent pas la même trajectoire narrative.
L’audace narrative de Watchmen
Avec HBO et son adaptation singulière de Watchmen, le pari était risqué : reprendre le récit après l’une des histoires les plus iconiques de la bande dessinée américaine. Contrairement aux précédents, ici, la série n’utilise ni Métropolis, ni Gotham City comme toile de fond. L’action se déploie à Tulsa, trois décennies après l’apparition d’un monstre extraterrestre censé unir l’humanité face à la peur. Au cœur du récit, on retrouve Angela Abar, policière déterminée confrontée à une organisation suprémaciste : le Seventh Cavalry. Cette faction vise désormais bien plus grand : s’emparer des pouvoirs quasi-divins du mythique Doctor Manhattan. Mais derrière ce plan se cache une autre menace, incarnée par Lady Trieu, fille d’Ozymandias, qui ambitionne d’utiliser une technologie révolutionnaire pour absorber ces mêmes pouvoirs.
Pouvoirs, héritage et ambiguïtés morales
Le dernier épisode met en scène une lutte à plusieurs niveaux : tandis que Lady Trieu échoue dans sa tentative et périt sous une pluie de calamars gelés déclenchée par Angela et ses alliés, Doctor Manhattan disparaît également. Pourtant, un doute subsiste. Angela semble avoir hérité d’une part du pouvoir après avoir consommé un mystérieux œuf, clin d’œil à une conversation antérieure avec Doctor Manhattan. Le suspense demeure alors intact : peut-elle désormais marcher sur l’eau ?
Les téléspectateurs retiennent surtout trois éléments centraux :
- L’héritage incertain de Doctor Manhattan ;
- L’ambiguïté morale des nouveaux détenteurs du pouvoir ;
- L’habileté avec laquelle la série questionne le pessimisme du comic original.
Damon Lindelof et la liberté créative retrouvée
Là où Zack Snyder avait dû adapter certains aspects du matériau originel pour son film en 2009 — le fameux calmar géant ayant disparu au profit d’une réécriture centrée sur Doctor Manhattan — Damon Lindelof opte ici pour une fidélité respectueuse, mais distanciée vis-à-vis de l’œuvre d’Alan Moore. En confiant le rôle principal à Angela plutôt qu’aux figures connues, il permet à cette version télévisuelle de se détacher des modèles traditionnels du genre super-héroïque. Au lieu d’imposer des réponses définitives, il laisse planer l’incertitude quant à l’avenir du monde — et c’est précisément là que réside la force de ce final.
