Il y a cinq ans, un événement Marvel révélait l’impasse des spin-offs Spider-Man de Sony

Image d'illustration. VenomSony Pictures Entertainment / PR-ADN
Il y a cinq ans, un événement majeur de l’univers Marvel révélait les limites des spin-offs de Spider-Man produits par Sony. Cette séquence clé mettait en lumière les difficultés rencontrées par ces films dérivés face au succès du MCU.
Tl;dr
- L’univers Spider-Man de Sony manquait d’ampleur et d’impact.
- Absence de Spider-Man, échecs des spin-offs majeurs.
- Le modèle MCU restait hors de portée pour Sony.
Un univers sous contrainte
Dès le début, l’ambition de Sony était claire : capitaliser sur la popularité de Spider-Man, acquis en 1999, et bâtir un univers cinématographique à l’image du Marvel Cinematic Universe (MCU). Pourtant, ce projet s’est rapidement heurté à une réalité complexe. L’absence du héros principal dans plusieurs productions – une conséquence directe des négociations compliquées avec Marvel Studios – a laissé un vide difficile à combler. Il suffit de se rappeler les bandes-annonces de Venom, où la silhouette du tisseur hantait chaque plan… sans jamais apparaître à l’écran. Ce manque s’est révélé structurel : impossible de masquer longtemps l’absence du personnage central.
L’échec d’une ambition partagée
La collaboration entre Sony et Marvel Studios, parfois houleuse mais néanmoins fructueuse avec l’introduction du Spider-Man de Tom Holland dans le MCU, n’a pas permis d’éviter certains écueils majeurs. Certes, le premier film Venom a su séduire avec plus de 850 millions de dollars au box-office mondial. Mais très vite, la machine s’est essoufflée : la suite, The Last Dance, peine à dépasser les 500 millions. Quant aux spin-offs comme Madame Web, ils ont peiné à convaincre critique comme public – difficile, en effet, de compenser l’absence flagrante du super-héros vedette.
Knull : un méchant sans univers
En parallèle, les comics Marvel illustraient tout ce que le cinéma Sony ne pouvait offrir. L’événement « King in Black », où Knull – dieu des symbiotes – plongeait la Terre entière dans l’obscurité et terrassait les plus puissants Avengers, montrait la force d’un univers véritablement partagé. Au cinéma, Sony introduit bien Knull dans son propre récit, mais privé d’interactions avec les Avengers ou les X-Men, le personnage y paraît pâle et déconnecté. La magie des croisements multiples demeure hors d’atteinte.
Bilan amer pour Sony
Finalement, si l’on fait le compte, voici pourquoi le « Spider-Man Universe » version Sony n’a pas pris son envol :
- Faible diversité des personnages disponibles.
- Crossover limité par l’absence du MCU.
- Difficulté à rivaliser avec la richesse narrative de Marvel Comics.
Aujourd’hui encore, malgré des tentatives récentes comme « Spider-Man Noir », il est difficile d’imaginer comment cet univers pourrait retrouver sa légitimité face à la puissance collective du MCU. Un modèle qui semble désormais inaccessible pour Sony…
