James Gunn : ce film d’horreur méconnu lui a été inspiré par un rêve

Image d'illustration. The Belko ExperimentOrion Pictures / PR-ADN
Peu de spectateurs le savent, mais l’un des films d’horreur les moins reconnus de James Gunn trouve son origine dans un rêve du réalisateur. Une inspiration nocturne qui a donné naissance à une œuvre singulière, trop souvent méconnue.
Tl;dr
- « The Belko Experiment » inspiré par un cauchemar personnel
- Ambiance beaucoup plus sombre que les autres œuvres de Gunn
- Quelques touches d’humour et performances notables malgré tout
Un film né d’un profond malaise
Pour qui associe spontanément le nom de James Gunn à la légèreté caustique des « Guardians of the Galaxy », la découverte de « The Belko Experiment », sorti en 2016, peut surprendre. À mille lieues de ses habituelles comédies débridées, ce scénario imagine quatre-vingts salariés américains piégés dans leur bureau à Bogotá, contraints à s’entretuer dans le cadre d’une expérience sociale macabre. Si l’on retrouve parfois, ici ou là, une pointe de cet humour noir propre à l’auteur, rien ne vient véritablement adoucir cette plongée dans l’horreur la plus brute.
L’origine sombre d’un projet hors-norme
Il faut dire que l’inspiration même du film plonge ses racines dans une période difficile de la vie de Gunn. Dans un entretien accordé au magazine GQ, le scénariste avoue avoir puisé l’idée dans un cauchemar survenu alors qu’il traversait une douloureuse séparation. Il confie : « ‘Belko Experiment’ came to me as a dream. I dreamt the trailer for ‘The Belko Experiment,’ and it was basically the beginning of the movie where the guy comes on the overhead speakers and says ‘In the next,’ you know, whatever, ’12 hours, you need to kill two people or else 30 of you are gonna die,’ or whatever, and then the walls close up around the building. ». L’histoire s’est écrite rapidement mais, rattrapé par sa propre détresse et peu désireux de tourner une telle œuvre loin de ses proches, il passe finalement la main à Greg McLean, réalisateur déjà réputé pour le très dur « Wolf Creek ».
Des clins d’œil familiers et quelques pépites inattendues
Malgré sa noirceur assumée, « The Belko Experiment » n’est pas totalement exempt de marques de fabrique du cinéaste. Les amateurs y reconnaîtront des visages familiers parmi lesquels les acteurs fétiches David Dastmalchian, Michael Rooker, ou encore son frère Sean Gunn. Parmi les rares respirations offertes au spectateur figurent notamment :
- L’apparition improbable d’un duo de concierges aussi inséparables qu’étranges ;
- L’irruption d’une touche d’humour noir lors des scènes les plus tendues ;
- Des clins d’œil à l’univers Gunn disséminés sans jamais casser l’atmosphère anxiogène.
L’ombre persistante du créateur absent
On ne peut s’empêcher de s’interroger : que serait devenu ce huis clos oppressant si James Gunn avait choisi d’en assurer lui-même la réalisation ? Peut-être le film aurait-il davantage embrassé la dimension satirique chère à son univers. Mais c’est bien ce ton résolument sombre et sans concession qui fait aujourd’hui toute la singularité de « The Belko Experiment » dans la filmographie du scénariste.
