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La créature de Frankenstein sublimée dans une série d’horreur méconnue et oubliée

Actualités > Séries TV > Horreur > Frankenstein
Par Morgan Fromentin,  publié le 5 janvier 2026 à 21h00.
Penny Dreadful

Image d'illustration. Penny DreadfulShowtime / PR-ADN

Parmi les nombreuses adaptations du mythe de la créature de Frankenstein, une interprétation particulièrement marquante se trouve dans une série d’horreur aujourd’hui tombée dans l’oubli, offrant une vision unique et mémorable du célèbre monstre.

Tl;dr

  • John Clare reflète fidèlement le monstre de Shelley.
  • « Penny Dreadful » approfondit la relation Créateur-Créature.
  • L’intégration sociale et émotionnelle du monstre est centrale.

Une nouvelle incarnation du mythe Frankenstein

Dans l’univers foisonnant de la série Penny Dreadful, les figures emblématiques de la littérature victorienne prennent une épaisseur rarement atteinte à l’écran. Parmi elles, la relecture du personnage de la Créature, incarnée par Rory Kinnear sous le nom de John Clare, offre sans doute l’une des versions les plus poignantes et nuancées depuis le roman originel de Mary Shelley. En trois saisons, la série s’empare de ce récit pour lui conférer une humanité douloureuse, interrogeant les notions d’isolement, de rejet et d’aspiration à la tendresse.

L’héritage fidèle au roman de Mary Shelley

À rebours des adaptations cinématographiques souvent grandiloquentes, Penny Dreadful choisit d’insister sur la proximité physique et psychologique entre John Clare et la Créature imaginée par Shelley. Si son apparence — teint cireux, chevelure noire, épaules et cicatrices bien visibles — reste marquante, c’est surtout sa profonde intelligence émotionnelle qui frappe. Dans un monde qui le considère comme une abomination, il poursuit inlassablement le rêve d’être aimé. Sa relation avec son créateur, Victor (Harry Treadaway), se révèle tout aussi complexe qu’intense : loin d’être figée dans l’antagonisme, elle fluctue entre désir de reconnaissance et élan destructeur.

Entre assimilation sociale et rage rentrée

Contrairement à nombre d’autres incarnations du monstre, John Clare tente ici tant bien que mal de s’intégrer à la société victorienne — travaillant notamment dans les coulisses du Grand Guignol Theatre. Mais cette quête est entravée par une solitude lancinante et des élans de colère incontrôlés, conséquences directes du manque d’affection initial. Au fil des épisodes, sa capacité à se fondre parmi les humains, tout en étant constamment rattrapé par sa différence, fait toute la singularité de ce personnage.

Il importe de souligner quelques aspects majeurs qui distinguent cette version :

  • La fidélité au texte original, aussi bien dans le traitement du physique que dans celui des dilemmes intérieurs.
  • L’approfondissement psychologique : chaque interaction avec Victor vient nuancer leur rapport maître-créature.
  • L’exploration sociétale, où chaque tentative d’intégration souligne l’impossible réconciliation entre monstrosité perçue et humanité réelle.

Penny Dreadful : un hommage vibrant au gothique littéraire

Plus largement, Penny Dreadful ne se contente pas de revisiter le mythe ; elle enrichit tout un pan du patrimoine gothique en croisant les destins torturés de personnages tels que Dorian Gray ou Van Helsing. À ceux qui n’auraient pas encore plongé dans cette fresque visuelle parfois rude, mais toujours ambitieuse, difficile de ne pas recommander ce voyage où l’horreur côtoie sans cesse l’émotion brute. Loin d’un simple pastiche horrifique, cette série redonne à la créature de Frankenstein son rôle central : miroir tragique d’une humanité en quête d’amour et d’acceptation.

Le Récap
  • Tl;dr
  • Une nouvelle incarnation du mythe Frankenstein
  • L’héritage fidèle au roman de Mary Shelley
  • Entre assimilation sociale et rage rentrée
  • Penny Dreadful : un hommage vibrant au gothique littéraire
En savoir plus
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