Ce 24 juillet 1987, un spectateur américain pouvait tomber sur six films cultes le même jour. Un alignement fou qui raconte aussi l’âge d’or des années 80.
En bref
- Six classiques jouaient en même temps
- Le 24 juillet 1987 reste à part
- Les années 80 dominaient vraiment le box-office
Les années 80 n’ont pas seulement produit des films cultes. Elles les empilaient parfois le même week-end, comme si le box-office avançait sans lever le pied. Le 24 juillet 1987, un spectateur américain pouvait tomber, dans les salles, sur RoboCop, Full Metal Jacket, Beverly Hills Cop II, The Untouchables, Spaceballs et Predator. Oui, tout ça en même temps.
Un week-end où le box-office ressemblait à une collection culte
Le plus frappant, ce n’est pas seulement la qualité de la sélection. C’est sa coexistence. Ces six films étaient alors diffusés largement à travers les États-Unis, chacun sur plus de 1 000 écrans. Pour un fan, c’était presque absurde tant l’offre couvrait tous les terrains, de la satire SF à la guerre, du polar au film d’action pur.
Et on parle bien de titres qui ont gardé un vrai poids culturel. RoboCop et Predator ont fini en références durables. Full Metal Jacket reste un bloc de cinéma signé Stanley Kubrick. Spaceballs, lui, jouait la parodie de Star Wars avec l’énergie chaotique de Mel Brooks. Résultat, un même week-end réunissait des films que beaucoup de décennies rêveraient déjà d’avoir, séparément.
Six films, six tonalités, un même moment de cinéma
Dans le détail, cet alignement raconte aussi la vitesse de rotation des sorties de l’époque. Predator, réalisé par John McTiernan, était arrivé le 12 juin. Spaceballs avait suivi le 24 juin. The Untouchables, signé Brian De Palma, tenait encore très bien l’affiche après sa sortie du 3 juin. Et Full Metal Jacket venait tout juste de débarquer le 17 juillet.
Côté chiffres, ça cogne. Beverly Hills Cop II, mis en scène par Tony Scott, avait beau avoir divisé une partie de la critique à sa sortie, il a rapporté environ 276 millions d’euros (300M$) pour un budget d’environ 25 millions d’euros (27M$). Predator a généré environ 90 millions d’euros (98M$) avec un budget inférieur à 18 millions d’euros (20M$). The Untouchables a fait encore mieux, avec environ 172 millions d’euros (187M$) pour un budget d’environ 23 millions d’euros (25M$).
Même les films moins dominants restaient solides. Spaceballs a engrangé environ 37 millions d’euros (40M$) pour un budget d’environ 20 millions d’euros (22M$). Full Metal Jacket, malgré sa dureté, a atteint environ 110 millions d’euros (120M$), avec un budget situé entre 14 et 28 millions d’euros (15 à 30M$).
Pourquoi cette date reste un symbole des années 80
Bon, ce week-end de juillet 1987 est spectaculaire, mais il n’était pas seul. C’est même ce qui le rend intéressant. Il s’inscrit dans une décennie où les salles pouvaient accueillir en même temps The Thing, E.T. the Extra-Terrestrial et Blade Runner, durant l’été 1982.
Deux ans plus tard, en juin 1984, l’affiche devenait presque irréelle avec Ghostbusters, Indiana Jones and the Temple of Doom, Gremlins et Star Trek III: The Search for Spock, rejoints par The Karate Kid, sorti un peu plus tôt en mai. Ce genre de télescopage dit quelque chose de simple, et quand même assez vertigineux. Les années 80 ne se contentaient pas de fabriquer des classiques, elles les lançaient à la chaîne. Et pour comprendre pourquoi cette décennie hante encore autant la pop culture, il faut peut-être commencer là.