Le MCU s’essouffle à force de réutiliser inlassablement le même ressort narratif multiversel

Image d'illustration. MarvelMarvel / PR-ADN
Depuis plusieurs films, la saga du multivers dans l’univers cinématographique Marvel semble s’appuyer systématiquement sur une intrigue récurrente. Ce recours fréquent au même ressort scénaristique commence à lasser une partie du public et des critiques.
Tl;dr
- Le MCU recycle trop le trope de l’enfant en danger.
- Plusieurs films récents centrés sur des enfants poursuivis.
- La créativité de la Multiverse Saga semble s’essouffler.
Une formule qui tourne en rond
Depuis quelques années, la Saga du Multivers du Marvel Cinematic Universe peine à se renouveler. Si les films et séries continuent d’attirer les foules, une tendance de fond émerge : l’omniprésence d’enfants dotés de pouvoirs, pourchassés ou kidnappés par des antagonistes. Après avoir exploré tant d’univers parallèles, la franchise semble avoir trouvé un ressort scénaristique… et n’en démord plus.
L’enfant, moteur narratif surutilisé
Prenons un peu de recul. Ce schéma s’est imposé dans pas moins de cinq productions majeures ces trois dernières années : Doctor Strange in the Multiverse of Madness, où la Sorcière Rouge traque America Chavez ; Thor: Love and Thunder, qui voit Gorr enlever des jeunes Asgardiens ; ou encore Black Panther: Wakanda Forever, avec Riri Williams/Ironheart victime d’un rapt orchestré par Talokan. Même logique dans la série Disney+ Agatha All Along, où Billy Maximoff est ciblé pour ses pouvoirs hors normes, sans oublier le récent The Fantastic Four: First Steps. Dans ce dernier film, c’est Franklin Richards qui attire la convoitise de Galactus, prêt à épargner la Terre contre le nourrisson aux capacités exceptionnelles.
Voici les principaux exemples illustrant cette répétition :
- Doctor Strange 2 : poursuite d’America Chavez.
- Thor 4 : enlèvement des enfants asgardiens.
- The Fantastic Four: First Steps : menace sur Franklin Richards.
Diversité narrative sacrifiée ?
Évidemment, ces arcs ont permis d’introduire de nouveaux héros et renforcé l’importance des thématiques familiales — pilier central du MCU depuis ses débuts. Des personnages comme America Chavez, Riri Williams ou Billy Maximoff enrichissent incontestablement l’univers Marvel. Mais à force d’utiliser ce même ressort — celui de « l’enfant-MacGuffin » — l’effet s’émousse. Les spectateurs peinent à s’enthousiasmer devant une mécanique désormais trop prévisible.
Doomsday et l’avenir incertain du MCU
Tout porte à croire que cette recette sera encore servie dans les prochains opus majeurs. Le générique de mi-fin de The Fantastic Four: First Steps suggère déjà que le redouté Doctor Doom (incarné par Robert Downey Jr.) passera à l’action en kidnappant Franklin pour déclencher les événements d’Avengers: Doomsday. Pourtant, le véritable enjeu ne réside pas seulement dans ce risque narratif : entre un script inachevé et la difficulté à relancer la machine avec des retours spectaculaires (Downey Jr., les frères Russo), beaucoup s’interrogent sur la capacité du MCU à surprendre.
La saga touche bientôt à sa fin ; on attend du studio qu’il ose enfin sortir des sentiers battus et propose une approche renouvelée. Le pari est risqué, mais il reste temps pour Marvel d’injecter un souffle nouveau dans cet univers saturé… avant que la magie ne disparaisse tout à fait.
