Le deuxième trailer de Clayface change de ton et fait douter sur le pari horrifique de DC. Mauvais timing, alors que le studio sort d’un gros revers avec Supergirl.
En bref
- Après plusieurs échecs, DC joue gros avec Clayface.
- La première bande-annonce avait séduit avec son ambiance horrifique.
- La seconde divise avec un rendu jugé moins convaincant.
DC Studios n’avait franchement pas besoin de ça. Le deuxième trailer de Clayface tombe à un moment où chaque signal compte, et celui-ci n’est pas bon. Pas catastrophique, pas encore. Mais assez bancal pour semer un vrai doute sur un projet qui, jusque-là, faisait partie des paris les plus intrigants du nouveau DC Universe.
Un pari crucial pour un DC déjà sous pression
L’enjeu dépasse largement un simple film de vilain. L’an dernier, Superman a été un hit. Cette année, Supergirl, réalisé par Craig Gillespie, s’est écrasé au box-office et son bilan s’est encore assombri avec le temps, au point d’être présenté comme l’un des pires scores de l’histoire du genre super-héroïque.
Du coup, pas mal de fans attendaient Clayface pour voir ce que James Gunn et Peter Safran pouvaient vraiment faire avec une propriété plus modeste, moins évidente, presque laboratoire. Et sur le papier, l’idée tenait bien. Un personnage peu vu en live-action, un budget plus réduit, une approche de genre marquée, voilà le type de prise de risque qui peut encore garder les films de super-héros un peu vivants entre deux mastodontes annuels.
Le premier trailer vendait une vraie promesse
Ce projet attirait pour une raison simple. Mike Flanagan, le cerveau derrière The Haunting of Hill House et Doctor Sleep, signe le scénario. Et le film a été pensé comme un body horror classé R dans l’univers DC.
La première bande-annonce installait plutôt bien ce mélange. On y suivait un acteur agressé, puis soumis à une procédure expérimentale qui dérape. Ambiance inquiétante, angle de transformation physique, vraie identité visuelle. Bref, il y avait une promesse de cinéma de genre, pas juste une couche sombre posée sur une IP connue.
Le nouveau trailer change tout, et pas dans le bon sens
C’est là que ça coince. Cette nouvelle bande-annonce évoque davantage Hollow Man, avec Kevin Bacon, qu’un film de super-vilain. En soi, ce n’est pas un problème. Le souci, c’est l’exécution, qui rappelle ici Morbius, référence dont aucun studio n’a envie de s’approcher, pour des raisons assez évidentes.
Le ton ultra sérieux, combiné à un budget visiblement serré, donne même par moments une sensation de production télé. Là où le Gotham City de Matt Reeves ou la Metropolis de James Gunn paraissent habités, stylisés, presque tangibles, les décors montrés ici semblent plus anonymes, plus factices, comme des backlots de studio.
Le risque, ce n’est pas juste un mauvais trailer
Tout n’est pas à jeter. La séquence des ciseaux dans l’avion a l’air suffisamment dérangeante pour marquer les esprits. Il reste donc une chance que le film fonctionne mieux une fois remis dans son contexte, avec son rythme, sa mise en scène et sa logique propre.
Mais si ce trailer reflète vraiment le résultat final, DC Studios pourrait entrer dans une mauvaise spirale avant même d’avoir installé durablement sa nouvelle feuille de route. Et ça, pour un studio qui essaie encore de convaincre, c’est le vrai sujet. Clayface est attendu en salles le 23 octobre 2026.